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Avec l’introduction du Sinanju, Sapir et Murphy cimentent leur concept et donnent une importance croissante au personnage de Maître Chiun. Les premiers volumes sont de facture classique bien que très efficaces mais la série s’oriente progressivement vers le thriller parodique et la satire sociale à la Jonathan Swift, deux ingrédients qui vont faire de L’Implacable un très gros succès commercial partout dans le monde.

En France, c’est Gérard De Villiers, l’auteur de SAS qui lance The Destroyer en 1977 pour les éditions Plon. Les traductions de très haut niveau de France-Marie Watkins et de Brigitte Sallebert, les couvertures peintes par Loris et de percutantes publicités sur les radios périphériques ( « L’Implacable... L’arme secrète du président des Etats-Unis ») contribuent largement à la réussite du titre dans l’hexagone.

REMO WILLIAMS... L’AVENTURE RETARDE

Avec ses intrigues originales peuplées de savants fous, d’industriels mégalomanes et autres androïdes polymorphes (Mr Gordon’s, un cyborg obsédé par la créativité) ou super-ordinateurs trop sociables (FRIEND). Avec ses références constantes à l’actualité américaine et internationale, ses clins d’œils parodiques et les réparties entre Remo et Chiun, L’Implacable avait tout pour séduire Hollywood.

Pourtant le cinéma et la télévision préfèrent pendant longtemps « s’inspirer » des écrits de Sapir, Murphy (2) et de leurs successeurs (Ric Meyers, Robert Randisi, Molly Cochran, William Joy...) tout comme l’influence des livres de Don Pendleton, écrivain injustement ignoré du grand public, se sent ostensiblement sur certains films d’action. Puis en 1981 Warren Murphy déclare dans la préface de l’édition originale de Balance of Power (Bye bye l’espion en français) : « ...L’Implacable va devenir bientôt un grand film de cinéma. »

C’est que le producteur Larry Spiegel vient juste d’acquérir les droits de la série et envisage de lancer une franchise pour le grand écran. Ses associés Mel Bergman et Judy Goldstein ainsi que lui-même n’arrivent à finaliser le projet qu’en 1985 avec la collaboration de Dick Clark, un important producteur de télévision.

Maître Chiun : Il bouge comme un babouin, avec les doigts palmés. Cependant il y a une faible lueur encourageante dans son regard torve. (Remo sans arme et dangereux)