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LE 8e FESTIVAL INTERNATIONAL
DES SCENARISTES
DE BOURGES

Compte rendu
Par Christian PAIGNEAU


GINGER ET FRED

Alors que le train des festivaliers débarque en gare de Bourges, un ciel laiteux comme une feuille blanche plane au dessus des têtes. Par chance pour eux, les « marathoniens » du festival arrivés de bonne heure l’ont peut-être évité de justesse. Les autres, non. La météo donne le ton. Ce sera donc feuille blanche.

L’objectif pendant ces cinq journées : briser l’isolement, voir des films, faciliter et initier surtout des rencontres entre jeunes talents et professionnels. Faire se retrouver, se connaître une vaste disparité de profils. En un mot : faire les présentations. Voilà ce qui fait tout l’intérêt de ce festival hors normes.

Parlons déjà ambiance. Les journées du festival sont d’abord rythmées par les passages en tout sens de sa déléguée générale qui trace. D’une allure rapide mais savamment discrète, nerveuse et sans survoltage, Isabelle Massot se repère très facilement à sa foulée unique et un portable collé à l’oreille. Toujours prévenante sur la longueur de ses discours qui sont pourtant très raisonnables, elle est l’étoile toujours filante de son festival. Troublant, car au bout d’un moment, on a l’impression de bien la connaître à force de la voir passer. Sans doute aussi parce que ce festival lui ressemble beaucoup : foisonnant, fulgurant et précieux. L’autre personnage important du lieu et, nouveau pour le festival : c’est Gilbert Fillinger, le président de la Maison de la Culture de Bourges (M.C.B pour les intimes) reconnaissable à ses vêtements colorés, un sourire festif qui ne retombe jamais et un amour caché pour la danse tout bonnement hallucinant.

Impossible de parler de ce festival, de ce nouveau festival sans passer par ces deux-là qui donneront tout du long un ton pudique, drôle, mais aussi intelligent et sérieux. Il faut ajouter à ce véritable couple de cinéma un amant discret, prêt à transformer durablement le duo en triangle amoureux : Jean Raymond Garcia, directeur de l’APCVL, autrement dit de l’Atelier de Production Centre Val de Loire.