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Enfin, la tendance négative des années précédentes continue à se confirmer. Pour 2002, les estimations de pénétration du marché (par pays d’origine) indiquent que les films nord américains ont accru leur part de marché à 71% (contre 61% en 2001) bien que les films nationaux restent sur leur propres marchés a des taux proches de 20%. En revanche, les films nationaux en dehors de leur marché d’origine sont descendus à un taux de 8% (contre 11% en 2001).

1- LE FINANCEMENT DE LA PRODUCTION CINEMATOGRAPHIQUE

1 - LA QUESTION DE LA TRESORERIE DANS LE CYCLE DE PRODUCTION

a. Les stratégies d’optimisation de la question

Cette question se pose quelque soit la façon dont le film est financé (sauf exception pour quelques projets à très petits budgets). Les financements réunis par le producteur ne sont jamais acquis et versés dès la signature des différents contrats. Si une partie des financements (subventions) peuvent arriver assez rapidement pour certaines dépenses (développement par exemple), d’autres ressources viendront beaucoup plus tard (à la livraison de la copie au distributeur, à la livraison de la version « prêt à diffuser » au diffuseur coproducteur).

Les grandes compagnies américaines ont des stratégies d’optimisation des financements de l’œuvre permettant d’assurer une rentabilité maximale, en particulier en utilisant certains fonds européens, les tournages dans des pays peu chers et des minima distribution sur les principaux marchés tels l’Europe, le Japon, l’Australie et des pré ventes aux grandes chaînes des pays anglophones (ex : UK, Australie). Ces compagnies assurent la trésorerie du film par des fonds propres et / ou des « paquets » de programmes refinancés auprès de leurs banques. Les producteurs européens sont eux confrontés à des situations assez semblables entre elles dans la plupart des pays d’Europe où peu d’entre eux ont la capacité à financer des « paquets » de programmes et que les banques sont réticentes à prendre des risques avec les PME du secteur. Quand elles les prennent, ces risques sont facturés à des taux assez élevés. Pour l’entreprise il s’agit alors de trouver dans les meilleures conditions possibles (taux d’intérêt attractifs, limitation des garanties exigées par les prêteurs, etc.) les lignes de crédits nécessaires au bon déroulement de la production permettant la livraison du film aux conditions prévues dans le budget accepté par les partenaires.

Pour les producteurs cette phase se traduit de manière assez simple, soit :

1 - Il convient d’obtenir une ligne de crédit représentant 100% du coût du film et qui sera utilisée au fur et à mesure des besoins (décaissements).

2 - l’entreprise dispose d’assez de fonds propres pour faire face à une partie de ses besoins en trésorerie pour obtenir des lignes de crédit plus faibles (et donc souvent moins chères).