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La situation se ramène à la question de l’évaluation du risque, à la répartition du risque, à l’appréciation des sinistres potentiels et donc aux garanties exigées pour se garantir de ces risques et les façons de rembourser les crédits accordés quand la production se déroule comme prévu (ce qui concerne 90% de films environs). Cette question ne se pose pas uniquement au producteur et à ses partenaires mais aussi pour le banquier.

Cette description de l’activité d’un producteur ne se distingue pas d’un pays à un autre en Europe. Mais ce qui distingue les producteurs entre eux est relatif à la façon dont les uns et les autres trouvent (ou ne trouvent pas) les solutions sur leur(s) marché(s) spécifique(s). Les outils et les instruments financiers, mis en place dans les différents pays, peuvent créer des différences importantes susceptibles de renforcer les déséquilibres entre les marchés nationaux.

b - L’origine des difficultés de trésorerie

Dans la réalité, un certain nombre de facteurs peuvent intervenir négativement dans le schéma de trésorerie et perturber la gestion de trésorerie du projet. Les producteurs doivent faire face à ces difficultés qui peuvent être liées :

1. Le dépassement de budget

Le dépassement du budget de production prévisionnel initial est un facteur qui perturbe la phase T-1. Ce surcoût de fabrication du film peut ainsi suspendre la réalisation de l’œuvre dans l’attente de nouveau fonds et amener, par là même, une augmentation des frais financiers. C’est pour éviter de telles situations qu’un garant de bonne fin est amené à intervenir avant le début du film (et pour être amené à en assurer sa livraison) ou qu’un crédit bancaire doit intervenir sur une plus longue période et pour des montant plus important. Dans ces conditions les frais financier cumulé sont à l’évidence plus importants que prévu.

2 - La défaillance de financement

Le projet une fois lancé peut connaître des défaillances de la part d’un ou plusieurs partenaires (privé ou public), par exemple, une subvention n’est plus payée ou un diffuseur renégocie les contrats 15 jours avant le début du tournage. On se retrouve alors dans une situation de déficit de financement. Dans cette hypothèse, le producteur peut faire appel à des crédits finançant le gap financing, c’est à dire l’écart entre les besoins de financement de la production et les ressources mobilisées avant tournage par le producteur, que ce dernier espère combler soit par d’autres apports avant la fin du film, soit par des recettes commerciales au moment de l’exploitation. Les crédits de ce type peuvent comporter un risque important, et les frais financiers qu’ils engagent peuvent être relativement élevés surtout si le banquier doit assurer un relais de financement important et pour une période longue.

3 - La fracture des délais d’interventions financières

Dans le cadre de la phase d’exploitation du film, les délais d’interventions financières des différents partenaires peuvent être décalés. Ce décalage dans le temps impacte directement sur la remonté des recettes liées à l’exploitation du film et à la sortie salle, à l’exploitation Vidéo/DVD, à la première et deuxième diffusion TV, etc. Les frais financiers sont supportés plus longtemps et la remonté des recettes se fait attendre freinant l’activité globale de la société de production.