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JOURNEE
COURTS METRAGES
A LA CINEMATHEQUE
DE CORSE

Compte-rendu
Par Bernard PAYEN

Le 24 mai dernier, en préambule de la reprise de la sélection 2005 de la Semaine Internationale de la Critique, avait lieu à la Casa Di Lume de Porto-Vecchio une journée de projections de courts métrages de fiction tournés en Corse.



Depuis quelques années se manifeste de plus en plus vivement en Corse un réel désir pour le cinéma. Corsica Pôle tournage, développé dynamiquement par Yane Lahaye, a permis l’accueil de nombreuses productions cinématographiques (L’enquête corse, Le silence, Colomba sont trois des films réalisés récemment). Quant à la Cinémathèque de Corse (Porto-Vecchio), créée par Jean-Pierre Mattéi, présidée par Dominique Landron, dirigée par Karim Ghiyati, elle incarne l’organe vital principal d’une cinéphilie décomplexée et durable dans l’île de Beauté. Preuve en est avec cette journée-atelier consacrée aux courts métrages de fiction tournés en Corse qui s’y est tenue le 24 mai dernier.

Représentants de la collectivité territoriale, professionnels, lycéens et étudiants, réalisateurs, techniciens, comédiens, assistaient à cette rencontre qui débuta par un rappel historique proposé par Jean-Pierre Mattéi et Pascal Génot. Les premiers films de fiction apparurent en Corse dans les années 70. Passés du film militant au film identitaire, force est de constater que leur spécificité actuelle est difficile à définir. Les réalisateurs d’origine corse présents lors de cette journée ont montré des films de format, de genre, de style très différents, souvent influencés par des formats télé parodiques et décalés (Insolence de Charlie Sansonetti, dans lequel la Corse sert de décor à une fable futuriste mettant en scène une république imaginaire) ou cinématographiques commerciaux (Action de Julien Colonna, dont on peut pressentir que les prochains projets intéresseront vivement Europa Corp, la société de production-distribution de Luc Besson). Dans ces films courts, la Corse était tout de même très présente, que ce soit par la langue (Mai Senza Edda, du même Julien Colonna) ou par l’atmosphère, le contexte, le sujet (Antoine de Lavinie Boffie, qui signe un film très personnel et très courageux sur le machisme violent vu à travers les yeux d’un enfant).

Dernier film projeté, Ville morte de Jean-Marie Charuau (seul des cinéastes présents à ne pas être d’origine corse) est aussi l’un des seuls à avoir une véritable identité artistique. Tourné en noir et blanc et en DV, Ville morte est un film sans dialogues mais formidablement sonore, qui met en scène avec mélancolie et sensualité dans les rues et les appartements de Bastia une chorégraphie de visages et de corps de personnages animés par des désirs d’amour et de violence.

Animée brillamment par Karim Ghiyati, cette journée très utile émaillée de nombreuses prises de parole libres et enthousiastes permit des rencontres fructueuses entre les différents intervenants soucieux de voir émerger un réseau solide de professionnels du cinéma en Corse et confirma, s’il le fallait encore, qu’il se passe bien quelque chose en Corse en matière de cinéma.






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