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MEHDI BENJEMIA
Directeur du département vidéo chez Wonderphone
Entretien réalisé, en avril 2005
Par Matthieu CHEREAU


Objectif Cinéma : Quel est le métier de wonderphone aujourd’hui ?

Mehdi Benjemia : Le métier de Wonderphone est celui d’éditeur de chaînes, à la petite différence près que, pour l’instant, nous éditons des chaînes qui sont sous la marque des opérateurs, c’est comme si la chaîne comédie n’était pas commercialisée sous sa propre marque mais sous celle de Canal Satellite humour. Wonderphone a le double rôle d’éditeur de chaîne sous la marque des opérateurs, et de distributeur. Ce sont les deux métiers sur lesquels nous sommes positionnés aujourd’hui. Nous représentons un certain nombre de droits de producteurs sur des territoires, puis nous vendons ces droits soit à nous-mêmes, quand nous éditons les chaînes, soit à d’autres éditeurs, essentiellement à l’étranger puisqu’en France nous sommes le seul éditeur de mobile, étant donné qu’orange et SFR nous ont délégué la mise en œuvre de leur offre.

En ce moment nous travaillons par exemple avec le groupe AB, qui veut se positionner comme diffuseur sur le mobile, à qui nous fournissons des programmes, et inversement le groupe AB est aussi distributeur et nous fournit des programmes à nous éditeurs sur la téléphonie mobile, donc nous restons sur des logiques qui sont celles de la télévision.

Objectif Cinéma : Pour l’instant le marché est relativement restreint, quelles sont les perspectives de croissance ?

Mehdi Benjemia : Aujourd’hui, en France, il y a un peu plus 100 000 clients pour la 3 G, qui ont accès à l’offre vidéo. On estime à 1 million le nombre de clients 3 G à la fin de cette année. Le marché français devrait atteindre 5 millions de clients 3 G fin 2006, ce qui est environ le nombre d’abonnés de Canal Satellite. On rentre alors dans une logique de marché. Ensuite, l’essentiel de notre travail, c’est de transformer ces abonnés 3 G en utilisateurs de vidéo. Les premiers retours aujourd’hui sont très positifs, puisque nous sommes à 1/3 d’actifs, c’est-à-dire qu’un tiers des abonnés au bout de 4 mois continuent à utiliser la vidéo de manière régulière, ce qui est très positif puisqu’un tiers, c’est énorme en terme de pénétration.