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STEPHEN TOBOLOWSKY
Acteur, metteur en scène
Entretien réalisé,
en Juin 2005,
par Thierry ATTARD
Remerciements à Robert BRINKMANN
et Nathalie PLANSON

Stephen Tobolowsky est supposé être l’acteur dont tout le monde connaît le visage mais ignore le nom. Connaître son nom est pourtant plus qu’un devoir, c’est un privilège. Great Balls of fire, Un jour sans fin/Le jour de la marmotte, Memento... plus de 100 titres dans sa filmographie. Une longue liste de participations dans des productions pour la télévision. Et bien sûr, le théâtre.

Stephen Tobolowsky est en fait un des plus brillants et des plus intéressants acteurs américains. Devant la caméra de Robert Brinkmann, il nous invite chez lui à l’écouter nous narrer des histoires sur sa vie et sa carrière dans le documentaire cinématographique Stephen Tobolowsky’s Birthday Party (http://www.objectif-cinema.com/article.php3 ?id_article=3695). Mais cette fois les cadeaux seront pour Objectif Cinéma alors qu’il nous fait le grand honneur de répondre avec générosité à nos questions.



Objectif Cinéma : Pourriez-vous, s’il vous plaît, nous dire quelques mots sur votre vie avant vos années en université et nous parler de votre famille.

Stephen Tobolowsky : Je suis né à Oak Cliff - à 35 kilomètres de Dallas, Texas. Ca ressemblait un peu à la Provence mais sans les montagnes. Nous avions des bois, des fleuves... et des rongeurs. Nous avons aux Etats-Unis quatre espèces de serpents vénimeux et les quatre vivaient dans nos bois ! Avec les scorpions (comme en Provence), les tarentules, les sangsues et les centipèdes. Billy Hart et moi avions formé le « Club des Animaux Dangereux ». Notre profession de foi était de capturer toutes les créatures mortelles qui vivaient dans nos bois. On a fait du très bon boulot.

Mon père était pédiatre. Un jour, quand j’avais douze ans, il est rentré à la maison très ému et a dit : « Maintenant je sais pourquoi je suis devenu médecin. J’ai sauvé la vie d’un bébé aujourd’hui. Personne n’arrivait à comprendre ce qu’il avait. J’ai vu que c’était une pneumonie. Je lui ai donné le bon traitement et il va vivre ».

J’ai dit à mon père il y a quelques années combien ce jour était émouvant et combien j’ai vu ce que c’était que de réussir et d’avoir un but dans la vie. Il m’a répondu : « Je n’ai pas la moindre idée de ce dont tu parles ».