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IDEES #5
Idées éparses sur quelques films
Par Johannes HONIGMANN


L’Homme de l’Arizona : les 25 premières minutes, soit le tiers du film, constituent le prologue le plus inutile et le plus bâclé jamais réalisé. Les faux raccords pullulent, le découpage semble l’œuvre d’un débutant, les acteurs somnolent et ânonnent leurs répliques sans la moindre conviction, la mise en scène est désespérément léthargique et l’intrigue n’a ni queue, ni tête, ni intérêt. Ce n’est que lorsque la situation de départ proprement dite se met en place que tout ce beau monde reprend goût à la vie et son métier à cœur. Cela nous vaut 50 belles minutes de western fauché, mais est-ce suffisant pour que le film mérite son statut de petit chef-d’œuvre ?

Dune : au cours de la bataille finales, les forces de l’Empereur tirent plusieurs milliers de coups au but sans jamais ne serait-ce que blesser le moindre rebelle. C’est cela qui donne le coup de grâce au film.

Qui tire le premier ? Le jeune tueur arrogant et à peine sorti de l’adolescence s’appelle Billy Pimples, « Billy Boutons d’Acné »...

La musique de Femme Fatale est atroce, surtout la version « porno soft » du Boléro de Ravel. A comparer avec Ainsi parlait Zarathoustra (lever du soleil) en version funk dans Bienvenue, Mr. Chance, mieux que l’original. La pire musique de film de toutes est celle, envahissante, assommante et répétitive de Sling Blade, de Billy Bob Thornton.

Dans Les Contes d’Hoffmann, Schlemihl est censé avoir vendu son ombre au diable, pourtant celle de l’acteur qui l’incarne reste bien visible. Cela ne demandait pourtant pas trop d’efforts au chef opérateur de le cadrer autrement...

Les terrifiants accords de cuivres signalant l’imminence du règlement de comptes final auquel va se livrer L’Homme de la Plaine dérivent - pénétrante analogie - des fanfares annonçant le chœur conclusif (« Tu ressusciteras ») de la deuxième symphonie de Gustav Mahler.