Annuaire boutique
Librairie Lis-Voir
PriceMinister
Amazon
Fnac

 
     




 

 

 

 

MICHAEL CIMINO
Réalisateur
Entretien réalisé
le 3 juillet 2005 à Paris
Par Anthony SITRUK

La porte du paradis, Voyage au bout de l’enfer, L’année du dragon... Autant de films mythiques d’un des plus fascinants réalisateurs américains contemporains. Michael Cimino était l’invité du festival Paris Cinéma. Objectif Cinéma l’a rencontré.

Juillet 2005, un hôtel parisien. Le visage lisse, l’allure modeste, les yeux cachés derrière de grandes lunettes de soleil, la tête coiffée d’un chapeau de cow-boy gigantesque, Michael Cimino est petit et incroyablement maigre, extrêmement souriant même si apparemment timide. On m’avait dit qu’il serait très bavard, mais il semble fatigué par les heures d’interview qu’il vient de donner. Il irradie pourtant la pièce, à la manière d’un extra-terrestre...



Objectif Cinéma : Quelles sont les sources historiques de La Porte du Paradis  ? Quelle est la part de réalité ?

Michael Cimino : Il y a deux ou trois événements authentiques dans le film, mais il y a une grosse part de fiction. Je suis étonné de voir son succès et le nombre de fans vingt-cinq ans après. Moi-même, je ne l’ai pas revu depuis bien longtemps, je ne pensais pas qu’il survivrait ainsi.



Objectif Cinéma : On a dit tout et n’importe quoi sur le « désastre Heaven’s Gate  ». On a parlé de faillite, on vous a dit ruiné, etc. Qu’avez-vous fait le lendemain de la sortie du film ?

Michael Cimino : Et bien contrairement à ce qu’on peut penser, je me suis remis immédiatement à travailler, tout simplement. Vous savez, le cinéma est un art laborieux qui se décompose en plusieurs moments - notamment les premiers, l’écriture, la préparation, la recherche de financements également... Tout cela peut être très long. J’ai finalement très vite travaillé sur L’Année du dragon, et le laps de temps entre les deux films n’est pas si long. Il y a eu quelques projets, abandonnés ou repoussés, puis ce scénario d’Oliver Stone que j’ai réalisé pour Dino de Laurentiis.