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DVD

AGAGUK

de Jacques Dorfmann
Par Christian PAIGNEAU

SYNOPSIS : Dans le grand nord du Québec, suite à une malheureuse altercation, Agaguk, chasseur inuit, tue un trappeur blanc mal intentionné et voit plané au dessus de sa tête le désir de vengeance des blancs et une sombre malédiction lancé par son propre père, Chamane. Agaguk est alors contraint à l’exil, avec femme et enfant à venir, sur les terres les plus inhospitalières de son univers tout blanc. Il se retrouve bientôt poursuivit par un shérif local qui ne va pas en démordre et qui compte bien faire appliquer la loi, sa loi. Comme si un seul ennemi n’y suffisait pas, Agaguk va devoir affronter la malédiction qu’on a jeter sur lui : affronter un terrible loup blanc lors d’un sanglant combat qui aura valeur d’initiation.



LA DURE LOI DE LA GLACE

Adapté du premier livre d’une trilogie de Yves Thériault consacré au peuple inuit, Agaguk est un pur film d’aventure. Un film qui n’est pas désagréable du tout par bien des côtés mais pas exempt non plus de défauts. Notamment un didactisme bourré d’intentions inspirées mais mal soutenu ensuite. C’est très documenté mais cela se fait moitié assumé car, peut-être de peur d’ennuyer, ça ne cherche jamais à apprendre complètement ce que ça montre et c’est bien là qu’on pourrait loger un vrai regret de spectateur. Le film laisse trop de place à une histoire intéressante mais envahissante et qu’on ressent comme un prétexte au reste qui a tendance à rester un peu trop en dessous. C’est ainsi qu’on voit tout un tas de choses étonnantes, des gestes, des rituels et des attitudes qui nous échappent totalement et sur lequel le film passe sans s’arrêter. Les séquences qui vibrent franchement, ce ne sont pas celles de l’histoire en premier. C’est, soit, la construction d’un igloo, soit la pêche des Inuits sur lesquels on passe trois secondes. Des séquences donc trop courtes ou laissées au rang de l’anecdote et c’est bien dommage, parce que lorsqu’on cherche à ouvrir nos yeux de gosses aventureux, c’est précisément ce qu’ils ont envie d’absorber à fortes doses. Pour le reste : un western froid plutôt bienvenue dans de vastes étendues désertiques et aveuglantes. Pas déplaisant du tout mais qui laisse un peu sur sa faim et nous pousse à quelques aller retour entre adhésion et décrochage.