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FLORENCE POMMERY
Fondatrice de
l’association Pandora
Entretien réalisé à Paris
le 10 novembre 2005
Par Guillaume SERRES

Au mois de novembre 2005, l’exposition « Les Voyages de Corto Maltese en Orient » fut organisée au Glaz’art par l’association Pandora, à l’occasion des dix ans de la mort d’Hugo Pratt. Rédactrice pour Objectif Cinéma, Florence Pommery est la co-fondatrice de Pandora. Elle répondait à mes questions au lendemain du vernissage...



Objectif Cinéma : Quel a été ton parcours et qu’est-ce qui t’a amenée à fonder l’association Pandora ?

Florence Pommery : J’ai d’abord fait des études de cinéma. Ensuite, je me suis dirigée vers des études de projet culturel ; c’est dans ce cadre que j’ai présenté un mémoire en juin 2004 autour du personnage de Corto Maltese. Des enseignants m’ont incité à continuer, à vraiment réaliser ce projet, tout en me prévenant qu’il faudrait de l’énergie pour ça. J’étais en stage à l’Association française du cinéma d’animation (AFCA), où j’ai rencontré Benjamin Thiant, passionné lui aussi par Corto. On a décidé de créer à deux la structure Pandora, à laquelle se sont associés d’autres étudiants au fur et à mesure du développement du projet. L’idée de base était d’ouvrir la bande dessinée à d’autres disciplines artistiques et de faire exister l’univers de Corto Maltese à travers des spectacles vivants.


Objectif Cinéma : Pourquoi avoir choisi le nom de Pandora ?

Florence Pommery : Pandora est le nom de l’héroïne mise en scène par Hugo Pratt dans La Ballade de la Mer salée, première aventure de Corto Maltese. Au départ, Pratt voulait que Pandora soit son héroïne principale, qu’on la retrouve au fil des aventures. Ce nom est donc un hommage à l’auteur.


Objectif Cinéma : Peux-tu nous présenter l’exposition « Les Voyages de Corto Maltese en Orient » organisée ce mois-ci au Glaz’art ?

Florence Pommery : Elle se compose de panneaux, sous forme de carnets de voyages, portant sur les pays traversés par Corto Maltese dans ses aventures asiatiques : c’est-à-dire les albums La Maison dorée de Samarkand et Corto Maltese en Sibérie. Les panneaux montrent les aspects historiques et culturels de ces pays présentés dans la BD. Par exemple, les derviches tourneurs en Turquie ou les Yézédis d’Arménie. Pour nous, le but était de faire découvrir aux personnes qui ne connaissaient pas Corto Maltese un monde assez complexe à appréhender. Mais aussi faire voyager le public, à travers le récit d’un personnage imaginaire qui part sur les traces de Corto en Orient.