Annuaire boutique
Librairie Lis-Voir
PriceMinister
Amazon
Fnac

 
     




 

 

 

 

DVD

DUNE

(ultimate edition)
de David Lynch
Par Sébastien DEMAY

SYNOPSIS : En l’an 10191, dans une galaxie lointaine composée de quatre planètes principales : Kaitan, qui abrite l’empereur Shaddam IV, maître absolu de l’univers ; la verdoyante Caladan, où demeure le clan des Atréides commandé par le duc Leto ; Giedi Prime, fief des Harkonnen, ennemis jurés des Atréides ; et Arrakis, surnommée ’Dune’, monde désertique habité par les mystérieux Fremen et dont le sous-sol recèle la précieuse Epice, qui permet de voyager à travers le temps et l’espace. Cette dernière est bientôt le théâtre d’un nouvel épisode de la lutte entre les hommes du duc Leto et ceux du terrible baron Vladimir Harkonnen, qui a conclu un pacte avec l’empereur pour anéantir les Atréides. Mais c’est compter sans les pouvoirs et le destin messianique de Paul, le fils de Leto...



Le film le plus mal-aimé de David Lynch est aussi celui ayant fait l’objet des éditions DVD les plus exécrables (et de loin) de la filmographie de l’artiste, ce qui n’a pas participé à sa réhabilitation. Cette édition ultime tient-elle toutes ses promesses ? En grande partie, et cela devrait considérablement aider à voir Dune sous un nouveau jour. Enfin  !


L’IMAGE

L’image était le gros point faible des précédentes éditions de Dune. Pour faire simple, nous avions affaire à une qualité équivalente à celle d’une cassette VHS. Cela était manifestement dû à deux facteurs. Primo, la copie d’origine servant au transfert ne devait pas être dans un très bon état. Secundo, l’encodage du master numérique (obtenu à partir de la pellicule) vers le format DVD (phase appelée compression car on perd alors des données : un DVD ne peut contenir qu’un nombre réduit de données, et donc une version "réduite" du master) n’avait pas dû être fait avec beaucoup de soin. Les éditions précédentes de Dune, remontant à quelques années (2001), sont symptomatiques des éditions "à la va-vite" faites pour profiter du succès foudroyant du DVD-Vidéo. L’encodage est une phase-clé car idéalement, le débit (nombre de données par seconde) doit varier en fonction de la complexité des scènes, ce qui demande un ajustement manuel. Or, à cette époque, bien souvent, on avait affaire à un débit quasi-linéaire. Résultat : les scènes complexes affichaient des pixels et des effets d’escalier.