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DVD

PROMESSES

de Justine Shapiro, B. Z. Goldberg, Carlos Bolado
Par Alexandre JUMEL

SYNOPSIS : C’est lors de la période de répit entre Israéliens et Palestiniens que les réalisateurs ont tourné ce film. A la rencontre de ces enfants impliqués dans ce conflit, le documentaire nous montre les préjugés sociaux et religieux d’une génération endoctrinée par les adultes.



POINT DE VUE

A l’image de ce pneu enflammé roulant sur une route qui ouvre et ferme le film, le conflit Israélo-palestinien trouvera t’il un dénouement ? Débuté depuis plus de 50 ans cette guerre entre juifs et musulmans est une horreur pour le Proche Orient. Les enfants du reportage ne font que nous transmettre la réalité de leur monde. Une vision de désolation avec des positions radicales pour les uns, modérées pour les autres.

C’est sur un territoire déchiré que ces enfants vivent, coupés de toute communication. Faraj et Sanabel deux enfants du camp des réfugiés Deheishe, ne peuvent aller à Jérusalem car ils sont musulmans. Les barrages aux abords de la ville leur empêchent le passage. A Jérusalem Ouest le quartier des musulmans, Mahmoud refuse tous contacte avec les juifs de Jérusalem Est. Yorko et Daniel deux juifs laïques ne comprennent pas bien cet endoctrinement de la part des Pères pour une guerre de territoire. Shoma lui vit dans la vieille ville et a une éducation très religieuse, fils d’un rabbin, il étudie tous les jours de 7h30 du matin jusqu’à 19h30. Enfin dans une colonie juive de Beit-El sur les territoires palestiniens vit Moishe refusant de connaître des musulmans. Les enfants sans aucune compassion et avec des mots très durs, s’offrent à nu. Faraj nous conte l’Intifada de 87 ou il participait contre l’armée israélienne. A travers cette guerre il voit comment un soldat abat devant ces yeux son ami Bassam. « Je voulais le couper en deux, et venger Bassam » dixit Faraj. Le documentaire ne montre aucune violence physique à l’image, mais une violence verbale choquante, intrigante et alarmante. La force du reportage est justement les propos tenus par les enfants eux même. Des propos qui trouvent pour racine les textes religieux des deux communautés et le désir de vengeance.

Mahmoud prend comme base le Coran. Il défend la thèse que Jérusalem est la terre des musulmans puisque Mahomet est allé de la Mecque à la mosquée Al-Aqsa à Jérusalem. Donc pour lui cette terre appartient aux arabes. Moishe est l’anti-thèse, cette terre est pour les juifs. « Si je pouvais faire l’avenir les arabes déguerpiraient ». Les sept enfants du reportage sont divisibles. D’un côté les radicaux, avec pour base la religion, eux veulent que le pays appartiennent à une des deux communautés, ce sont : Mahmoud, Moishe et Shoma. De l’autre ceux qui veulent la liberté, plus de barrage, plus de répression ni de camps ce sont : Faraj et Sanabel. Enfin les deux jumeaux Yorko et Daniel des enfants qui ne veulent ni guerre ni d’attentat, ils souhaitent la possibilité de cœxister tous ensemble. Le film démontre surtout la culpabilité des adultes, en refusant un processus de paix et préparant les enfants à une guerre qui n’est pas encore la leur. Ils perpétuent cette lutte. Alors que Jérusalem abrite juifs et musulmans aucune des deux cultures ne se rencontrent chacun s’évitant. Pour protéger la ville des kamikazes, les barrages sont imposés, véritable humiliation pour les musulmans des camps. En voyant ce reportage, où se trouve la frontière entre humains et animaux ? La barbarie humaine va-t-elle s’arrêter un jour ? Quel avenir pour ces enfants ?