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UTOPIALES DE NANTES 2005
Compte Rendu
Par David OBADIA

Mélangeant la littérature, la bande dessinée, les arts plastiques et le cinéma, cette 6ème édition des Utopiales (festival international de science-fiction) a rendu un très large hommage à Jules Verne, qui influença l’ensemble des arts en matière de science-fiction. Rendez-vous immanquable des amoureux de la SF, ils ont pu être rassasiés grâce à des expositions présentes sur l’ensemble du site, de nombreux débats variés sur le thème de la science-fiction, une impressionnante librairie consacrée uniquement à la SF, plusieurs événements parallèles (concerts, initiation aux jeux de rôle...), et un large choix d’œuvre cinématographique.



Nous nous intéresserons principalement aux films proposés dans ce festival (avec la densité des activités proposées, il était impossible d’en faire le tour, même avec la meilleure volonté du monde !). Six films étaient en compétition, s’affrontant pour remporter le Grand prix du Jury (présidé par John Landis) et le Prix du Public.

Le premier film en compétition présenté fut Able Edwards. Réalisé par Graham Robertson, ce film ne possède que des décors virtuels, entièrement filmés sur fond vert. Présenté comme un Citizen Kane futuriste, ce film n’a malheureusement au final que peu de points communs avec l’œuvre d’Orson Welles, si ce n’est sa construction narrative.

Alors que la vie sur terre semble impossible par la présence d’un virus mortel, la population n’a d’autre choix que de vivre dans un satellite. La mort d’Able Edwards, important homme d’affaire, et les déficits de sa société qui viennent avec, obligent les nouveaux dirigeants à créer un clone de ce dernier. Ce film traite de thèmes aussi importants que le clonage, la question de l’identité, ou bien encore la suprématie monétaire. Mais à côté de cela, il n’arrive pas à décoller, restant un peu trop concentré sur les effets visuels au profit d’une histoire qui aurait sans doute valu la peine qu’on s’y intéresse de plus près.

Ashura, film japonais de Yojiro Takita, était également l’un des films en compétition. Izumo, ancien chasseur de démons, s’est reconverti dans le théâtre. Mais sa rencontre avec une mystérieuse jeune femme, dont il tombe rapidement amoureux, le confronte à son passé, cette personne semblant être liée à Ashura, sorte de Dieu démoniaque... Bien qu’assez conventionnel dans son ensemble, ce film est malgré tout une assez bonne surprise, puisqu’il mélange action et humour avec une grande énergie. Le début et la fin du film sont bien plus rythmés et intéressants qu’une partie du milieu qui a du mal à captiver le spectateur, un peu perdu par une histoire pas toujours claire, et des longueurs qui n’arrangent rien à cela. Mais nous pouvons cependant saluer, malgré tout, l’énergie déployée par les acteurs, qui apporte à Ashura un petit quelque chose en plus.