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FESTIVAL DE DINARD
Compte Rendu
Par Anne-Soizic BOUËNARD

Après l’Amérique (à Deauville), la Grande-Bretagne fêtée du 6 au 9 Octobre dernier clôt mon année de festivals. Beaucoup d’enchantement : un lieu mis en valeur (la charmante commune bretonne qui borde la mer vit à l’heure d’outre-manche dans une convivialité accueillante), une organisation au top (simplicité et originalité telle que la structure amovible en guise de cinquième salle de projection), une équipe souriante et disponible, un jury connu et reconnu, des équipes de films présentes et le meilleur : des films de qualité...



Le Président du jury, le réalisateur Régis Wargnier, s’était entouré de professionnels de marque, ainsi que d’un cinéphile sélectionné par Ouest-France, pour départager six films en compétition. Isabelle Carré, Aure Atika, Bérénice Béjo, Samuel LeBihan, Tom Novembre, Timothy Spall, Samantha Morton, John Lynch, et Simon Beaufroy se sont mêlés aux spectateurs pour assister aux projections des films choisis pour tenter de remporter le Hitchcok d’or.

Arrivée la veille sous une bruine des plus "british", tout a commencé par le Man to man de Régis Wargnier, dans le cadre de la carte blanche qui lui avait été laissée par les organisateurs. A l’image, Joseph Fiennes et Kristin Scott-Thomas dans la peau de scientifiques-explorateurs britanniques ramenant d’Afrique les premiers pigmées. Dans des décors naturels somptueux, la question du cycle de développement de l’Homme, mais surtout celle de l’humanité. Une oeuvre d’une grande sensibilité qui nous fait voyager dans le temps et l’espace, tout en nous questionnant sur nos valeurs, nos préjugés...

Dès le lendemain, place à la compétition, sous le soleil s’il vous plaît !

Premier au programme : In my father’s den. Paul Prior (interprété par Matthew MacFayden), photographe de guerre, revient dans sa ville natale de Nouvelle-Zélande à la mort de son père après dix-sept ans d’absence. Il y retrouve son passé, et les secrets de famille resurgissent. Célia (Emily Barclay), 16 ans, se rapproche de lui. Mais cette amitié n’est pas vue d’un très bon oeil par la petite communauté ; et lorsqu’elle disparaît, Paul désigné coupable, se lance dans une enquête qui mettra à jour une histoire familiale tragique et douloureuse qu’il devra affronter.

La première oeuvre de Brad McGann met en images une histoire riche en sentiments et rebondissements, servie par des acteurs d’une justesse touchante, qui nous font totalement oublier sa durée (2h08). Elle questionne, notamment, les relations familiales de notre société (poids du passé), la peur sociale construite autour de la pédophilie, la vie solitaire en évitant les contacts avec les autres, la différence entre vie rurale - vie urbaine...