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LE NOUVEAU MONDE
de Terrence Malick
Par Cécile GIRAUD

SYNOPSIS : Au tout début du XVIIème siècle, le continent nord-américain n’est qu’une terre sauvage infinie sur laquelle vivent de nombreuses tribus. En avril 1967, trois bateaux anglais et leurs équipages accostent sur la côte orientale. Déstabilisés dans un monde inconnu, les Anglais préfèrent combattre plutôt que de s’adapter. En cherchant de l’aide auprès des Indiens, John Smith découvre une jeune femme fascinante.



POINT DE VUE

Terrence Malick nous offre une légende qui s’inscrit en droite ligne de ses films précédents. Ambivalence des hommes face à une nature luxuriante destinée à être sacrifiée, impossibilité d’aimer, éloge de la différence, sont autant de thèmes abordés depuis Badlands et jusqu’à ce quatrième film.

Les plans d’ensemble aériens qui scrutaient la terre dans son premier film ont peu à peu laissé la place à des plans au ras des herbes ou au ras de l’eau dans La ligne rouge, jusqu’à se radicaliser dans Le nouveau monde. Peut-être parce que, si le rapport à la nature de Malick n’a pas changé, toujours chargé d’une plénitude mélancolique, d’un apaisement perdu, en tous cas d’un étonnement sans cesse renouvelé, celui de ses personnages évolue sensiblement.

Le paysage devait se faire cachette pour les amants de Badlands, alors qu’ils se faisaient piéger au milieu d’une terre aride. Il devait être le pain des personnages des Moissons du ciel, mais le ciel menaçait toujours les récoltes. Il était une découverte pour les soldats de La ligne rouge qui négligeaient leur mission pour profiter d’une nature intacte.