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DVD

SPACE
SYMPHONY MAETEL

Edition limitée
de Shinichi Masaki
Par Guillaume SERRES

SYNOPSIS : Dans un futur que l’on imagine lointain, sur la planète Râmetal. Pour faire face à la glaciation, née des suites de la disparition de son soleil, la Reine Promethium lance une grande campagne de mécanisation corporelle auprès de ses sujets. Une société de castes, où les humains sont asservis par les humanoïdes, voit le jour. Quelques années plus tard, en exil sur le Galaxy Express 999, Maetel, fille de Promethium, est rappelée par sa mère pour prendre sa succession. Mais Nazca, un jeune garçon passager clandestin du train spatial, est bien décidé à éliminer la monarque. Emeraldas, femme pirate et sœur aînée de Maetel, ainsi que le capitaine Harlock, sont bientôt mêlés au conflit qui se joue sur Râmetal...



VOIE LACTÉE / VOIE FERRÉE

Présentée comme le prélude de Galaxy Express 999 - série, manga et films -, Space Symphony Maetel est une mini-série qui, à l’instar de Cosmowarrior Zero réalisée en 2001, prend place dans le riche univers du dessinateur nippon Leiji Matsumoto, le leijiverse. Peu soucieux de la cohérence temporelle, même si le fan assidu peut dégager une chronologie commune à la plupart de ses œuvres (1), Matsumoto livre des histoires épiques qui font de toute manière appel à l’anachronisme : train à vapeur circulant dans le cosmos, personnages-clefs remémorant la flibusterie maritime d’antan, allégories des conflits sociaux et révolutions du passé... C’est certainement cet ancrage dans des figures modernes ou contemporaines qui permit aux enfants de ma génération, dont la notion du temps était nulle ou encore imprécise, d’être séduits par l’originalité des aventures d’Albator - Harlock en version originale.

Seulement, Galaxy Express 999 (Ginga Tetsûdo 999, 1978-81), la série dont Space Symphony Maetel est le prélude, ne fut diffusée en France qu’en 1988. Elle ne rencontra pas un grand succès : rythme assez lent, épisodes plus tournés vers la narration que vers l’action... Le character design pouvait évoquer les aventures d’Albator, mais les combats spatiaux n’étaient plus légion. Certes, la présente aventure est plus agitée et la réalisation en 2000 par Matsumoto des clips des Daft Punk, pour leur album Discovery, peut relancer la curiosité pour tout ce qui vient du mangaka. Un pied dans les souvenirs et un autre dans le temps présent, le spectateur peut ici goûter aux plaisirs graphiques d’hier et d’aujourd’hui. Des effets numériques 3D embellissent les combats des vaisseaux ; des ombres supplémentaires détaillent les chevelures de personnages féminins qui, comme toujours chez Matsumoto, sont frêles comme Twiggy Lawson ; la notion d’ADN ajoute de la crédibilité à des concepts et situations scientifiques souvent naïfs...