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D.R
LIVRE

THE LOST ONE
A LIFE
OF PETER LORRE

par Stephen D. Youngkin
Par Thierry ATTARD
Remerciements spéciaux
à Hap HOULIHAN

A PROPOS DU LIVRE : Voici l’histoire d’un petit homme gentil déchiré entre son âme errante et profonde d’artiste et son image publique. L’histoire d’un étranger dans des mondes étranges, dans le plus étrange d’entre tous : Hollywoodland. L’histoire d’un éternel émigré égaré pour l’éternité dans l’ombre d’une lettre plus grande que lui : un M.

Voici l’histoire d’un homme aux mille vies à la recherche d’un endroit où il aurait pu se poser. L’histoire de ses succès et de ses échecs. Voici l’histoire de Peter Lorre, celui qui était perdu.



« Nous vivons une époque où on exagère prodigieusement le prétendu glamour de la méchanceté, de la colère, de la dureté, de toutes les soi-disantes fautes primales. Et bien la gentillesse est presque identifiée à la faiblesse et à l’attraction. D’après moi, il est beaucoup plus fascinant de rendre la gentillesse fascinante... » (Peter Lorre)

LE VOL DU PERROQUET

Né le 26 juin 1904 en Hongrie, László Loewenstein était censé demeurer employé de banque à Vienne pour faire plaisir à sa famille mais le rôle d’un nain dans une production scolaire de Blanche Neige et les sept nains et - plus sérieusement - ses vrais débuts d’acteurs sur la scène du Kammerspiele de Vienne en décidèrent autrement.

D.REn 1922, son implication avec le Théâtre de la Spontanéité fondé par Jacob Levy Moreno - le père du concept de Psychodrame - aida le jeune László à perfectionner sa technique devant des spectateurs tels que Arthur Schnitzler. Mais Moreno lui donna plus que cette opportunité, en le présentant à son cercle d’amis, et lui trouva son nom professionnel : Peter Lorre - la conjonction du prénom de son ami Peter Altenberg, la ressemblance de László Loewenstein avec un personnage de la littérature populaire allemande, et le mot Lorre (le son d’un perroquet prononçant le prénom Lora !)

Peter Lorre déménagea à Breslau, Allemagne, en 1924, pour démarrer sa carrière professionnelle d’acteur mais les effets secondaires d’une appendisectomie déclenchèrent une succession de problèmes de santé menant à une addiction à la drogue.

« Tout le monde a besoin de l’aide de tout le monde. » (Bertolt Brecht)

Le jeune acteur poursuivit son travail sur scène du Schauspilhaus de Zurich au Kammerspiele de Vienne, où il gagna le respect des critiques, et arriva finalement à Berlin avec l’idée de rencontrer Bertolt Brecht. Intéressé par Peter Lorre à cause de son type inhabituel (« Je n’avais pas l’air d’un acteur ») Brecht lui donna le rôle d’un « collégien à moitié demeuré » dans Pioniere in Ingolstadt, une pièce de Marieluise Fleißer (1928), avec laquelle il devint en une nuit la coqueluche des amateurs de théâtre ( « J’étais devenu le centre d’intérêt de toute la scène berlinoise »).