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MARC ESPOSITO
Réalisateur de Toute
la beauté du monde
Par Isabelle VAUTIER

Quelques semaines après la sortie de Toute la beauté du monde, rendez-vous avec son réalisateur, Marc Esposito, pour revenir sur l’accueil reçu par le film, et toutes les étapes de sa conception, de l’écriture du premier synopsis au montage, en passant par la parution d’un roman, le choix des acteurs, et un tournage magique à Bali.



Objectif Cinéma : Toute la beauté du monde est un film qui doit vous tenir particulièrement à cœur puisque je crois que cela fait dix ans que vous le portez. Comment vous sentez-vous après la sortie ?

Marc Esposito : Partagé. D’une part très content puisque j’ai réalisé mon rêve, que le film existe, qu’il est comme je voulais, qu’il me plaît. Heureux parce qu’il y a beaucoup de gens qui me témoignent qu’ils ont adoré le film, que ce soit des gens que je rencontre, qui me téléphonent, des gens qui m’envoient des mails ou tout ce que je lis sur Internet.

Et déçu parce que les entrées ne sont pas à la hauteur de ce qu’on espérait, même s’il n’y a rien de catastrophique et que ce n’est pas un bide cuisant. On n’a pas fait le chiffre qu’on espérait faire, même si on n’en est pas très loin. On va être environ à 520 000 en fin de troisième semaine, et donc l’incertitude c’est de savoir si l’on va franchir les 600 000 ou pas.

Objectif Cinéma : Pour un film français c’est déjà un très beau résultat.

Marc Esposito : Surtout pour un film français dramatique. Parce que si l’on enlève les comédies, il n’y a pas beaucoup de films français dramatiques qui ont fait plus de 500 000 entrées : Peindre ou faire l’amour, ça a fait 630 000, c’est considéré comme un succès, Le couperet, ça a fait 610 000, il y a beaucoup de films dans ces eaux là, donc c’est honorable mais c’est vrai qu’on espérait plus.

Objectif Cinéma : Il me semble que vous avez été un petit peu dégommé par les critiques ?

Marc Esposito : Oui, mais les critiques ne sont le reflet que d’une partie du public : seulement ils étaient 40 % dans le public et 90 % dans la critique.

Objectif Cinéma : Vous êtes assez mal tombé avec Les bronzés 3 qui venaient de sortir.

Marc Esposito : Non, non, je n’y crois pas du tout. Je pense que si le film avait suscité le désir que je pensais qu’il susciterait, on aurait fait plus d’entrées dès le premier jour et on aurait mieux tenu. Moi je croyais que les gens qui n’aimeraient pas n’iraient pas. Je pense que par le phénomène des cartes illimitées, il y a quand même beaucoup de gens qui ont une pratique du cinéma très exhaustive, c’est-à-dire qui vont voir tous les films parce que ça leur coûte le même prix et qui font un bouche-à-oreille mauvais alors que le film ne leur était pas destiné. Dans toutes les critiques négatives que je lis sur Internet, il y en a 9 sur 10 qui ne témoignent absolument pas d’un désir de voir le film. Donc c’est un phénomène nouveau, voilà.