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D.R
JEAN FONTAINE
Comédien, adaptateur et directeur artistique de doublage
Entretien préparé et réalisé
par Thierry ATTARD
Interrogé par Maurice LE BORGNE
Merci à François JUSTAMAND,
Maurice LE BORGNE
et Stéphane PERRON

Jean Fontaine est une des plus illustres voix du Québec comme de France car il a travaillé des deux côtés de l’océan. Richard Kimble en France dans Le Fugitif, un des astronautes de la télésérie La planète des singes ; Au Québec, Oscar Goldman dans L’homme de 6 millions et La femme bionique (respectivement L’homme qui valait trois milliards et Super Jaimie en vff). Au cinéma, il a doublé de nombreuses stars côté québécois, dont Burt Reynolds (The End) et Clint Eastwood (The Rookie, Pink Cadillac, The Dead Pool...)



D.RLa Gazette du doublage : Bien qu’ayant régulièrement oeuvré en France vous êtes québécois. Où êtes vous né et où avez-vous passé votre jeunesse ?

Jean Fontaine : Je suis né au Québec, dans la bonne ville de Québec. A l’âge d’un an ma famille a déménagé à Ottawa, où j’ai passé mon enfance et toute mon adolescence. J’ai fait mes études classiques chez les Pères du Saint Esprit au fond des bois sur les bords de la rivière Gatineau.


La Gazette du doublage : Quel fut votre parcours avant de devenir comédien ? Comment l’êtes vous devenu ?

Jean Fontaine : Après mes études, je ne savais pas très bien ce que je voulais faire mais je savais ce que je ne voulais pas faire. J’ai donc exerçé deux ou trois petits métiers avant de travailler dans une station locale de radio, près d’Ottawa, comme speaker et employé polyvalent. On y faisait du radio-théâtre où l’on jouait non seulement les rôles mais on s’occupait également du bruitage et de la musique.

Ensuite j’ai été engagé comme speaker à Radio Canada Ottawa puis Radio Canada Montréal, à la télévision, où je présentais les nouvelles et où j’animais des émissions pour enfants. J’y ai fait du télé-théâtre et des téléséries.


La Gazette du doublage : Vous êtes arrivé en France en 1957, année où vous avez commençé à faire du doublage... en anglais. Pouvez-vous nous expliquer en quelles circonstances, pour quelles sociétés, pour qui et avec qui ?

Jean Fontaine : Je connaissais une comédienne canadienne, Suzanne Avon, épouse de Fred Mella - un des Compagnons de la chanson, qui m’a parlé de cette activité. La première fois que j’ai été convoqué pour ce type de doublage c’était chez Léo Lax, avenue Kléber, sous la direction de Joe Wyner et je devais y faire un mouton ! Mon premier grand rôle !


La Gazette du doublage : Quelles furent vos autres activités artistiques, hors doublage ?

Jean Fontaine : Entre le Québec et ici j’ai joué dans une quinzaine de pièces de théâtre et quelques téléfilms.