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DVD

TWIN PEAKS : FIRE WALK WITH ME

(édition collector)
de David Lynch
Par Sébastien DEMAY

SYNOPSIS : La mort mystérieuse de Teresa Banks dans la tranquille petite ville de Twin Peaks va donner bien du fil à retordre aux agents Dale Cooper et Chester Desmond, qui vont mener une enquête en forme de charade et découvrir que bien des citoyens de la ville sont impliqués dans cette affaire.

Un an plus tard, ce sont les sept derniers jours de Laura Palmer, qui se termineront par la mort brutale de cette dernière, annonçant ainsi le début de Twin Peaks, le feuilleton.



Après presque trois ans d’attente, MK2 sortit enfin Twin Peaks : Fire Walk With Me le 8 décembre 2004. La déception fut au rendez-vous car tout ce délai interminable était dû à des négociations pour tenter d’inclure des scènes inédites qui ne furent finalement pas au rendez-vous. Néanmoins, nous allons voir que cette édition remplit son rôle de base : présenter le film dans des conditions techniques optimales.

L’IMAGE
Le film était (jusqu’à cette édition) inédit en DVD en France. En Europe (zone 2), on trouvait une édition allemande avec une bande-son en Dolby Digital 5.1, mais avec une image recadrée en 1.33 ( !) ; en Angleterre, le format original est respecté mais le transfert est de qualité pitoyable et la bande-son n’est accessible qu’en stéréo, non sous-titrée. La seule édition valable était disponible depuis début 2002 en zone 1 chez New Line au Canada et aux Etats-Unis : image restaurée provenant d’un master haute définition, son DTS 5.1... Il aura fallu plus de deux ans et demi à MK2 pour porter cette édition américaine chez nous, quasiment telle quelle (explication de ce retard plus loin).

Surprise, l’image, bien que provenant forcément de la même source (master haute définition), comporte de légères mais réelles différences avec son homologue américaine. A niveau de réglage égal, cette dernière présente un contraste plus élevé, donc une image un peu plus chaude. La différence peut néanmoins être considérablement corrigée selon les goûts pour quiconque possède un matériel adéquat. L’autre différence, nettement plus curieuse, réside dans un cadre un peu plus large (sur les quatre bords) pour le transfert français (cf. captures ci-dessus, la première étant issue du zone 1, la deuxième du zone 2 présentement chroniqué). Le gain d’image est trop faible pour être vraiment significatif et n’oblige nullement les éventuels possesseurs de l’édition américaine à racheter l’édition de MK2.

Dans les deux cas, le transfert est de haute volée et de la famille de ceux qui font littéralement redécouvrir un film, en leur conférant un éclat insolent. La propreté du master est stupéfiante, la définition est un régal, et on peut mesurer la qualité du travail de compression au rendu de deux scènes en particulier : la scène de la Pink Room (1h12mn19s) et ses dégradés de rouge qui ne bavent pas (alors que c’est moins joli sur l’édition américaine, à cause de son transfert plus saturé), et la sortie nocturne avec Bobby (1h31mn22s) avec son contraste très élevé entre les personnages éclairés plein phare et la profondeur du noir de la nuit qui les environne (cf. captures ci-dessous). Si seulement les noirs avaient été aussi bien gérés par la suite par le même éditeur sur Lost Highway !