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LAURENCE FONTANAROSA
Directrice de production de Chinkel Post-production
Entretien réalisé
le 13 avril 2006
Par François JUSTAMAND
et Pascal LAFFITTE
Remerciements à Philippe CHRISTIN

Après des années d’expérience dans la filière des laboratoires cinématographiques, la dynamique Laurence Fontanarosa est devenue directrice de production chez Chinkel. Son travail consiste à faire réaliser un doublage et à le livrer dans des délais très stricts. Une des principales qualités que demandent sa fonction est une réactivité constante, que ce soit vis-à-vis des comédiens, des directeurs de plateaux, techniciens et des clients bien sûr. Un travail où le relationnel passe avant toutes choses.



La Gazette du doublage : Comment devient-on directrice de production dans le milieu du doublage particulièrement ?

Laurence Fontanarosa : Je ne viens pas du doublage, mais du cinéma. Je travaillais avant chez Telcipro, un laboratoire photochimique et vidéo, puis, il y a trois ans, je suis arrivée chez Chinkel, grâce à Sammy Dessaint, le directeur commercial de Chinkel, associé de Grégoire Parcollet.

Pour arriver à devenir directrice de production, il faut avoir passé un certain temps dans les laboratoires et bien connaître ce qui appartient à la production : la gestion d’un dossier, la relation avec les clients, avec les équipes techniques, sans lesquelles nous ne sommes rien. Il faut toujours être à l’écoute des équipes techniques et des clients.

La directrice de production est aussi une sorte de tampon qui parfois s’en prend plein la tête, tant du côté des laboratoires que de celui des clients. Mais je fais aussi du suivi de production, car ce qui est intéressant, c’est la relation avec les clients, avec les gens.


La Gazette du doublage : Expliquez-nous la production dans le doublage ?

Laurence Fontanarosa : Mon métier consiste à avoir un contact avec un distributeur qui possède un film en version originale, qu’elle soit en japonais, en anglais ou en une autre langue, et d’en faire une version française qui sera destinée à passer à la télévision, en salles, ou bien en DVD. De là, nous établissons un devis. Nous mettons en contact avec le client pour savoir de quoi parle le film ou la série animée, s’il y a un script de prêt afin d’évaluer le nombre de comédiens à engager, le temps pour enregistrer. Tout cela est une première étape. Une fois l’accord passé, la production nous envoie tout son matériel et à partir de là nous gérons le dossier. Cela consiste à numériser le master, et adapter en français les scripts, avec à l’appui le script original et les images. Ensuite, nous passons à l’enregistrement et au mixage, pour finalement livrer au client une version française avec son master.


La Gazette du doublage : Chinkel s’occupe-t-elle exclusivement de doublage ? N’y a-t-il pas d’activité de sous-titrage ?

Laurence Fontanarosa : Non, Chinkel s’occupe spécifiquement du doublage. C’est vraiment une particularité. En plus, nous avons un système bien à nous : le système Cappella.


La Gazette du doublage : Le produit doublé n’est-il pas confié ensuite à un laboratoire ?

Laurence Fontanarosa : Non car tout est numérique, et le peu de titrage à faire, nous pouvons le faire chez nous. Parfois, nous faisons appel à des prestataires sur la place de Paris qui font également du titrage, du générique de début et de fin, ou des cartons titres, puisque nous traitons également des documentaires et par rapport à cela, nous avons forcément des cartons d’annonces.