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THE BAND WAGON
de Vincente Minnelli
Par Nicolas VILLODRE

SYNOPSIS : Tony est une vedette de variétés sur le retour. Ses amis Lily et Les lui proposent de se joindre au nouveau spectacle qu’ils ont écrit. Le producteur et metteur en scène Cordova change la comédie en drame et, qui plus est, oblige Tony à partager l’affiche avec la danseuse Gabrielle...


Le titre du film provient d’une comédie musicale d’Howard Dietz et Arthur Schwartz, montée en 1931 à Broadway, qui avait déjà pour vedettes... Fred Astaire et sa sœur Adele. Produit par Arthur Freed, le film, d’après certains historiens, recycle des costumes et éléments de décor d’autres productions de la MGM : Ziegfeld Follies (1946), Lovely to Look at (1952) et An American in Paris (1951). Cyd Charisse est doublée dans les scènes chantées par India Adams. On notera au passage que le danseur et futur chorégraphe de modern jazz Matt Mattox y tient un petit rôle.

L’argument de cette comédie est le suivant : Tony Hunter, une vedette de Broadway et du film sur le déclin, plus vraiment dans le coup, dépassé, has been, ne veut pas accepter que la presse s’intéresse plus à Ava Gardner (dans son propre rôle de brune brûlante qui annonce d’une certaine manière l’arrivée, incessamment sous peu, de l’élève ou de la relève Cyd Charisse) qu’à lui... Ses amis Lily et Les Martin lui proposent alors de participer au nouveau spectacle qu’ils ont écrit. Tout ira pour le mieux jusqu’à l’arrivée du producteur et metteur en scène, Jeffrey Cordova, aux prétentions artistiques extravagantes (on pense par moments à Funny Face et à sa satire des intellectuels existentialistes parisiens), qui veut faire de la pièce une transposition moderne du mythe de Faust. Par ailleurs, il colle dans les pattes de Tony la danseuse Gabrielle Gerard, qui peut s’avérer capable de voler la vedette au vieux Tony...

La structure du film enchaîne avec habileté et élégance toute une série de chansons écrites par Arthur Schwartz et Howard Dietz pour la plupart dans les années 30 : « By Myself », « A Shine on Your Shoes » (Fred Astaire et le tap-dancer Leroy Daniels, qui était vraiment cireur de chaussures de son état et que Minnelli avait déniché et fait venir à Hollywood), « That’s Entertainment » (une des rares chansons écrites spécialement pour ce film, qui deviendra, avec le « Make ‘em Laugh » de Singin’ in the Rain et le « Be a Clown » du Pirate, un des hymnes du show-business), « The Beggars Waltz », « Dancing in the Dark » (la séquence romantique de promenade à Central Park, un modèle du genre, avec le fameux passage en douce de la marche à la danse), « You and the Night and the Music », « Something to Remember You By », « High and Low », « I Love Louisa », « New Sun in the Sky », « I Guess I’ll Have to Change My Plan », « Louisiana Hayride », « Triplets », « The Girl Hunt » (la merveilleuse séquence en forme de ballet final).