Annuaire boutique
Librairie Lis-Voir
PriceMinister
Amazon
Fnac

 
     




 

 

 

 

3e RENCONTRES
DU MOYEN METRAGE
DE BRIVE

14 au 18 juin 2006


S’est déroulé cette semaine le 3éme festival du cinéma de Brive. Les rencontres du moyen métrage nous ont proposé, outre une compétition de films francophones, une rétrospective Fellini, une thématique de films musicaux et une carte blanche à Claude Duty, réalisateur de Filles perdues, cheveux gras, connu pour sa sincère curiosité envers les films et sa connaissance érudite du court et moyen métrage Français.

A travers ce paysage filmique proposé, le cinéphile aura pu glaner quelques moments heureux : le documentaire de André Delvaux sur Fellini propose une approche frontal avec le réalisateur loin du formatage de la télévision actuelle. On y raconte sa toute première rencontre avec Rossellini, dans des conditions étranges, où un militaire américain d’origine chinoise en garnison à Rome ne voulait pas être croqué (le maestro était caricaturiste) en jaune, menaçant Fellini d’un rasoir sous les yeux effrayés de son futur ami. Aussi, ce film en réponse aux censeurs de La Dolce Vita : La Tentation du Docteur Antonio, qui nous montre à travers une mise en scène à l’imagination folle mais tellement précise.. et drôle.. un questionnement tout Fellinien sur les liens entre la pulsion érotique et la pulsion de consommation. Sous une mise en scène de studio Cinecitien, cette caricature ("synthèse de l’âme humaine") de la société des années 60 est, par son sujet, brûlante d’actualité.

Pour ce qui est de la thématique musicale l’amateur de rock aura pu voir sur grand écran (ce qui ne fut hélas pas mon cas) ce qui tiens lieu de summum de la musique Floyd : LE Live a Pompëi. Les meilleures enregistrements de cette période Echoes, Ummagumma sont là. Joués live pour un travelling et trois régisseurs. C’est visuel, c’est musical et en plus c’est Pink Floyd, mais le grand, celui de 71. Celui qui permet à ce groupe de pouvoir faire retentir son nom. Le Ummagumma vendu en version studio et en version live ne dispose pas d’un aussi obsédant Careful With That Axe Eugene, ça tient à rien, un souffle, une tension mais ce morceau une fois imprimé sur pellicule par Adrian Maben envoie le morceau sur orbite, là où il n’était que simplement terrien. Le band est là également, interviewé, en séance d’enregistrement au milieu des drogues et des recherches musicales. Tout curieux peut trouver ce film en DVD. Ce même curieux ne ferra pas attention au director’s cut de 2OO5, où le réalisateur surimpressione son film de très pénibles images de synthèse, non, le curieux sera humble et choisira directement la version originale.