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LIVRE

LA DVDOTHEQUE DE JEAN DOUCHET

Par Cécile GIRAUD

A PROPOS DU LIVRE : Dès l’apparition de ce nouveau support pour le cinéma qu’est le DVD, Jean Douchet voit là une opportunité formidable pour vivre et transmettre l’amour du cinéma. Son prosélytisme est bien connu, lui qui parcourt inlassablement la France des salles d’art et d’essai, les cinémathèques et les colloques pour faire entendre la voix de l’histoire du cinéma. Emmanuel Burdeau, rédacteur en chef des Cahiers du Cinéma, est particulièrement sensible aux choix de ce passeur et collaborateur historique et lui confie la rubrique d’une nouveauté : le DVD.

Les chroniques de Jean Douchet, réunies dans cet ouvrage, forment un ensemble qui fait sens, où l’on reconnaît la force et la diversité de la cinéphilie et où l’on puisera les titres de films que l’on a envie de découvrir ou encore de revoir.



D’abord une précision : on ne dit pas DVDthèque mais DVDOthèque... C’est la première chose que Jean Douchet nous apprend dans le recueil de ses chroniques DVD parues dans les Cahiers du Cinéma et intitulées Le lecteur de DVD. Le lecteur de DVD, c’est lui, bien sûr, Jean Douchet, qui paraît plus jeune que jamais lorsqu’il parle de DVD.

Ce monstre de la cinéphilie s’est pris d’affection pour cet objet qui le sert et qu’il sert, en mettant sa verve au service de nombreux bonus pour ses éditeurs favoris. D’ailleurs, ceux qu’il préfère ont droit à ses louanges, les autres à de terribles foudres. Il fait mine de ne pas les citer (« cette chronique se refusant à toute publicité, à l’exception de la mauvaise »), préférant jouer des mots, jeux tour à tour faciles ou recherchés, mais dans lesquels on sent une réelle jubilation de la part de l’auteur, celle de ne pas rester scotché à une « certaine critique ».
La critique, justement. Il en est question dans l’entretien qui ouvre le recueil, dans lequel Jean Douchet est interviewé façon intime (maintenant on dit « tu » dans les interviews) par Emmanuel Burdeau et Thierry Lounas). « Aujourd’hui, les Cahiers mis à part, je ne sais plus très bien où en est la critique ». Question mainte et mainte fois posée, qui se contente souvent de se demander où en est la critique, les Cahiers avec. C’est beau d’être fidèle à une revue, on sourit quand même. Mais l’essentiel n’est pas là. De toute manière, Jean Douchet ne fait pas partie des Cahiers, il est comme un invité. C’est lui le patron, électron libre qui passe de Tarantino (il adore) à Buster Keaton, de Citizen Kane (oui, il y a encore des choses à en dire) à un film rare de Ford (La patrouille perdue). On vogue au gré des choix du critique, déterminés par les films, parfois par l’éditeur.