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D.R.
KAY SKERRA
Compositeur de musique pour le cinéma et la télévision
Interview par Thierry ATTARD
Merci à Gabriela CARASUSÁN
et Petra KELLER

Depuis 25 ans, le futur de l’industrie de la musique de films et de séries est invariablement écrit en Allemagne.

Lorsque Hermann Joha, le producteur qui a repoussé les limites de l’action à un niveau jamais atteint auparavant, a eu besoin d’un univers musical totalement original pour le film adapté de la série Le Clown, il s’est naturellement tourné vers Kay Skerra pour le concevoir. Rencontre avec un des compositeurs allemands de musique de cinéma et de télévision les plus prometteurs, créatifs et talentueux.



D.R.Objectif Cinéma : Longtemps avant de devenir un compositeur pour le cinéma et la télévision, vous avez créé un groupe, Anchorage. Pourriez-vous nous dire quelques mots de votre travail avec ce groupe et du genre de musique que vous interprétiez alors ?

Kay Skerra : J’ai débuté ma carrière musicale comme batteur sur plusieurs projets. Anchorage fut ma première expérience au sein d’un véritable groupe. Au début il n’y avait qu’un bassiste (Heiko Nitsche), un guitariste (Kai Saffran) et moi - à la batterie. Plus tard, sous l’influence de Olaf Parusel et de son projet musical Stoa, j’ai acheté mon premier ordinateur Atari et plusieurs modules son.

On a beaucoup travaillé avec ça, particulièrement en ajoutant des éléments orchestraux à la musique et cela a modifié notre façon de composer de manière fondamentale. C’était surprenant de voir comment mes idées émergeaient facilement pour se transformer en résultats concrets.


D.R.Objectif Cinéma : Quelles étaient vos influences musicales à l’époque ?

Kay Skerra : Nous étions influençés par des groupes tels que Slowdive, My bloody valentine, The Swans, Dead can dance ou And also the trees. Anchorage jouait principalement un genre de musique Wave aux influences symphoniques. La musique de film est devenue rapidement une source majeure d’inspiration.


Objectif Cinéma : Vous avez une solide formation théorique et pratique en musique. Parmi tout ce que vous avez appris durant vos études en musicologie, musique de film et conception sonore que considérez vous comme le plus important et que vous gardez toujours à l’esprit aujourd’hui avec votre travail pour le cinéma et la télévision ?

Kay Skerra : J’essaye toujours d’être ouvert aux nouvelles influences et je m’efforce d’éviter d’utiliser tout le temps les mêmes structures - même si ça pourrait sembler plus facile. Ainsi je peux avoir un point de vue neuf sur les différents besoins d’un nouveau projet et - du moins je l’espère - trouver quelque chose de spécial pour convenir et soutenir à l’ambiance de la scène.

Néanmoins je pense qu’il est important de se souvenir de ses racines - la raison et le sentiment qui ont fait qu’un jour on a commençé à composer.