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A chaque fois que le film est en panne d’idée ou d’inspiration, on pare au plus pressé et, au lieu de se creuser les méninges, on introduit un nouveau personnage, censé distraire, au moins un certain temps, l’attention du spectateur (cf. l’effet de misdirection, à propos de Pickpocket). On se retrouve donc avec une queue leu leu d’intermédiaires, de deus ex machina, de frères Ripolin mettant en abyme l’historiette, d’homme qui a vu l’homme qui a vu l’homme qui a vu l’ours de la fable, n’apportant pas plus de comique que de situation nouvelle, mais délayant (au sens de produire du délai) le récit, en retardant le dénouement, l’échéance, comme si on redoutait la fin du film ou le verdict du spectateur. Ce n’est donc pas la directrice du magazine de mode qui a l’idée du concours, mais son adjoint, personnage inutile et encombrant. De même, l’arrivée du père alcoolo et divorcé de la jeune fille du couple d’amateurs de comédie musicale n’est suivie d’aucun effet, rebondissement ou chute. L’opération de chirurgie esthétique de la jeune tenniswoman tombe à plat. Le personnage de l’entraîneur de tennis, Jésus, est abandonné en cours de route. Le personnage du (pseudo) chanteur de rock (qui interprète un correct « Cheek to Cheek ») n’est pas creusé davantage, etc., etc.

N’en demeure pas moins que, les acteurs aidant, les personnages sont tous parfaitement campés : le jeune naturiste est, tout naturellement, très amusant et pourrait facilement obtenir l’empathie du spectateur, le cas échéant (mais il n’aura pas l’occasion de la solliciter) ; le couple fan de musicals joue, chante et danse tout ce qu’il y a de plus correctement ; le duo de maîtres de cérémonie, calqué sur le redoutable couple arty Gilbert & George, est parfait dans le genre (le blondinet a même des qualités burlesques et un physique à la Mickey Rooney), mais en vain. La partie la plus drôle du film est sans doute le prologue, le travail de présélection des couples, où l’on voit rapidement défiler de faux Elvis Presley, des Teddy Girls, de jeunes fiancés en tenue de Romains antiques, des clowns, des personnages au brushing impayable, etc.

Le final (la finale) est une déception. Alors qu’était annoncé et claironné un spectacle digne de Fred Astaire (cf. www.objectif-cinema.com/article.php3 ?id_article=4079) et de Busby Berkeley, on a droit, au bout du compte, à une revue de patronage paroissial, filmée dans un cagibi en guise de studio, sans recul pour le moindre travelling ou mouvement à la grue, bas de plafond (il n’est pas le seul), ce qui ne facilite pas les prises de vue en plongée ; les girls ne tiennent jamais toutes dans le cadre ; les pieds des danseurs sont coupés ; la prod n’a pas loué une seule tournette ou escalier roulant animant un tant soit peu la séquence. Particulièrement pingre, elle n’a pas jugé nécessaire non plus de payer ce qu’il faut pour s’assurer la prestation d’un vrai Cliff Richard...






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Titre : Confetti
Réalisateur : Debbie Isitt
Acteurs : Martin Freeman, Jessica Stevenson, Stephen Mangan, Meredith MacNeill, Robert Webb, Olivia Colman
Genre : Comédie
Nationalité : Américain
Durée : 1h 40 min