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LA JEUNE FILLE
DE L’EAU

De M. Night Shyamalan
Par David OBADIA

SYNOPSIS : Cleveland Heep a tenté discrètement de se perdre à jamais dans les abysses de son vieil immeuble. Mais, cette nuit-là, il découvre dans le sous-sol de la piscine une jeune nymphe sortie d’un conte fantastique. La mystérieuse "narf" Story est poursuivie par des créatures maléfiques qui veulent l’empêcher de rejoindre son monde. Ses dons de voyance lui ont révélé l’avenir de chacun des occupants de l’immeuble, dont le sort et le salut sont étroitement liés aux siens. Pour regagner son univers, Story va devoir décrypter une série de codes avec l’aide de Cleveland... pour peu que celui-ci arrive à semer les démons qui le hantent. Le temps presse : d’ici la fin de la nuit, leur destin à tous sera scellé...



M. Night Shyamalan, pour son nouveau film, décide de réaliser une histoire tirée d’un conte qu’il a lui-même écrit pour ses enfants. Une vague histoire de nymphe présente dans la piscine d’une zone résidentielle. Restant dans le fantastique, La Jeune Fille de l’Eau traite à premier abord d’un sujet moins « lourd » qu’ont pu l’être ses précédents films. Là où Le Village nous parlait d’un groupe s’isolant du reste du monde pour en éviter sa violence, avec un rapport direct aux attentats du 11 septembre, sa dernière oeuvre semble plus volatile. Un conte pour enfant. Sera-t-il à la hauteur de ses autres films, et plus particulièrement d’Incassable et du Village, réalisés par une vraie main de maître ? Quoi penser du nouveau film de celui que certain appelle le nouvel Hitchcock ?

Le film démarre très mal. L’histoire se met en place doucement, traîne un peu en longueur, le rythme a beaucoup de mal à se trouver, mais surtout : on ne reconnaît pas le style Shyamalan, on ne reconnaît pas le talent qu’il a su imposer aux yeux de tous dans ses autres films. On est un peu pris de panique, si tant est que nous sommes amateur de ce cinéaste. Que se passe-t-il ? Pourquoi nous nous ennuyons autant ? Et puis l’histoire se met en place. De mieux en mieux. On se prend au jeu, on reconnaît un peu plus Shyamalan aux commandes. On commence à se laisser séduire. On retrouve de plus en plus les thèmes chers au cinéaste, tel que la quête du héros afin de retrouver la paix intérieure, le personnage féminin comme représentation de la figure maternelle (principalement incarnée par la sœur du personnage qu’interprète Shyamalan), l’enfant comme personnage intelligent qui aidera l’adulte dans sa quête, l’économie des lieux et des personnages ou encore l’omniprésence du hors champ comme espace à craindre (mieux vaut gagner sa place dans le cadre, plutôt que d’y être exclu, et risquer de rester dans les abîmes de l’inconnu ...)