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ULRICH KÖHLER
A propos de Montag
Par Nicole GABRIEL et Nicolas VILLODRE

La sortie française du film Montag, distribué en salles par ASC, a été l’occasion de rencontrer son auteur, un des jeunes réalisateurs allemands contemporains, Ulrich Köhler, dans le quartier en vogue du 11e arrondissement, à la lisière du 12e...



Objectif Cinéma : Vous avez fait des études d’art à Quimper...

Ulrich Köhler  : Oui, les Beaux-Arts, de 1989 à 1991. Je fréquentais alors le cinéma Le Chapeau Rouge (situé rue du Paradis, NDLR), qui y programmait de bons films. De temps en temps, on avait une intervention de Jean Douchet. Il y avait aussi un festival consacré au cinéma est-européen. Je venais souvent ici, à Paris, avant de rentrer en Allemagne en stop. Je vivais chez les copains et je passais beaucoup de temps au cinéma. Je me rendais aussi aux cours de Jean Douchet, à Jussieu.


Objectif Cinéma : Actuellement, les cours de Douchet font le plein à la Cinémathèque...

Ulrich Köhler  : Je ne connais pas ses films. Cela m’intéresserait de les voir. Je le connais comme acteur, chez Eustache et chez Godard.


Objectif Cinéma : Montag a été tourné en film ou en vidéo ?

Ulrich Köhler  : Non, non : c’est du 35 ! Mon premier film, Bungalow, est aussi en 35.


Objectif Cinéma : Ce qui vous intéresse, c’est le thème de ces petites maisons, le rêve souabe (« Schaffe, Schaffe, Häusle Baue ») des années 70...

Ulrich Köhler  : Ce n’est pas un choix conscient, comme ça. Ce qui m’intéresse, c’est la mise en question de la cellule familiale. De quelle façon on peut mettre en cause une société allemande socio-libérale pseudo-progressiste. Quelles sont les choses qui peuvent mettre en doute tout cela. La maison est donc importante.


Objectif Cinéma : Dans l’expression « cellule familiale », il y a donc, surtout, cellule. C’est peut-être la raison pour laquelle, dans votre film, la maison est toujours ouverte : la fenêtre n’est jamais là. Et le personnage féminin s’échappe de la cage dorée. Montag, aussi, c’est « montage » ou presque, en français...

Ulrich Köhler  : Là il faut demander au distributeur français (ASC, NDLR) ! Montag, c’est lundi en allemand !