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CASINO ROYALE
de Martin Campbell
Par Bill KELSO

SYNOPSIS : Pour sa première mission, James Bond affronte le tout-puissant banquier privé du terrorisme international, Le Chiffre. Pour achever de le ruiner et démanteler le plus grand réseau criminel qui soit, Bond doit le battre lors d’une partie de poker à haut risque au Casino Royale. La très belle Vesper, attachée au Trésor, l’accompagne afin de veiller à ce que l’agent 007 prenne soin de l’argent du gouvernement britannique qui lui sert de mise, mais rien ne va se passer comme prévu.
Alors que Bond et Vesper s’efforcent d’échapper aux tentatives d’assassinat du Chiffre et de ses hommes, d’autres sentiments surgissent entre eux, ce qui ne fera que les rendre plus vulnérables...



Qu’attendre d’autre de Casino Royale qu’un redémarrage, qu’une rédéfinition des enjeux bondiens ? Qu’espérer d’autre, au moment de refonder cette franchise, que l’enterrement de ses agaçants gimmicks ? Pas d’alternative : Casino Royale devait faire le ménage. Verdict ?

_Vodka Martini !
_Au shaker ou à la cuillère ?
_Qu’est ce que j’en ai à foutre ?!


En un dialogue, Casino Royale donne le ton : James Bond a changé. In extremis dirait-on presque... Icône de la pop-culture par excellence, catalyseur des modes et déversoir des tendances, 007 a vécu, devenant année après année une caricature de lui-même, un pantin dégainant ses gadgets plus et plus vite que son flingue. Triste constat. Fantôme de la guerre froide, Bond a répondu à la disparition de sa nemesis rouge (symbolique ou non) par une accumulation de bidules high-tech, inutiles car essentiellement paliatifs. Mais comment lui en vouloir ? Dans une période transitoire comme les 90’s, décennie privée d’ennemis définis, un personnage aussi manichéen que Bond avait-il encore une raison d’être ? Quelle autre existence possible, alors, que celle d’un héros sous perfusion technologique et spectaculaire car incapable d’exister par et pour lui-même (jolie contraction de la période) ? Cette course à la puissance, au n’importe quoi hyperbolique, culminait dans le dernier Bond en date, Meurs un autre jour. Grotesque réponse au déjà navrant XXX de Rob Cohen, cet épisode quasi parodique jouait la carte de la surenchère, flirtant a posteriori avec le suicide pur et simple... Pour beaucoup, la messe était dite et le départ de Brosnan symptomatique : RIP 007...