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9e FESTIVAL
DE ROMAINVILLE

Compte rendu
Par christian PAIGNEAU

Faisons les présentations. Le Trianon, c’est le cinéma intercommunal de Romainville et de Noisy-le-sec. Cinéma de 1953, classé à l’inventaire complémentaire des monuments historiques. Il n’est pas très grand mais il en impose. Parce que c’est le type même de cinéma façon dernière séance avec une salle obscure qui sent encore bon le western chaud et les esquimaux glacés. C’est dans ce cadre particulier à la nostalgie facilement transmissible que se tient chaque année et pour deux semaines au mois de juin, le festival de Romainville : les enfants font leur cinéma.



Le festival est le fruit de la collaboration entre Dominique Mulmann la programmatrice qui organise l’événement et Michel Gasqui de L’OCCE 93 (office centrale des caisses des écoles) mais aussi cinéphile et rédacteur en chef de la revue Cinémascopie. L’année scolaire fait alterner le visionnage de nombreux films dans les classes avec la formation des professeurs à l’aide de mallettes pédagogiques sur le cinéma. Vient ensuite le choix des films préférés, les concours d’affiches, la programmation enfin à laquelle les enfants sont associés.

MOI CESAR 10 ans ½ , 1 m 39

C’est un festival aussi singulier que le lieu où il loge. Pour en prendre toute la mesure il suffit de passer le pas de la porte et d’aller jusqu’au guichet. On a beau chercher du mieux qu’on peut la caissière ou le caissier, on ne trouve pas du premier coup d’oeil. C’est normal. Il faut s’y reprendre à deux fois pour tomber nez à nez -ou presque- avec Kenza, 6 ans, souriante et pro qui encaisse sans se lasser et délivre les précieux tickets. Vous pensez rêver ou être entré de plein pied dans un univers de schtroumpfs. Pas du tout. Le festival des enfants ne s’appelle pas ainsi seulement pour faire joli mais parce que c’est bien le cas. Chaque séance se retrouvant sous la responsabilité collective d’une classe différente ou de plusieurs, et nombre d’entre elles font partie du dispositif. Non seulement les jeunes spectateurs sont nombreux mais le cinéma entier est exclusivement géré par eux le temps du festival. Les projections s’enchaînent. Les classes se relaient les unes après les autres. Le remue ménage est incessant mais ici l’avantage c’est que les friandises et les barres chocolatées ne sont jamais en ruptures de stock.

Voilà donc un festival sans compétition avec juste des films à voir et un public pour les regarder. Pour cette édition 2006 : Charlie et la chocolaterie de Tim Burton, Gwen et le livre de sable de Jean François Laguionie, Vive le sport de Fred Newmeyer et Sam Taylor Les trois moines et autres histoires de Te Wei, Ah da et Hu Jinqing, Ivanhoé de Richard Thorpe, Le vieil homme et l’enfant de Claude Berri, Jeux d’images de Norman Mc Laren. Une soirée d’ouverture suivie d’une rencontre avec Claude Reyt et Catherine Shapira, les auteurs de Quel cinéma ! un livre documentaires sur le cinéma. Enfin, une séance de clôture avec un Ciné concert, des vieux films en noir et blanc et un pianiste, Jacques Cambra qui improvise en live sur le voyage de Charlot à New York