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Après la phase de la détection, le directeur musical faisait (et fait toujours) un devis avec les estimations du nombre séances d’enregistrement en studio, des salaires des chanteurs, etc... Une fois les séances planifiées, il dirigeait les séances avec un playback.

D.R.Comme la plupart des directeurs musicaux, Jean Cussac a surtout travaillé avec des paroliers (notamment Natacha Nahon) et des chanteurs (Jean Stout, Henry Tallourd, Jean-Claude Corbel, Michel Barouille, Anne Germain, etc...), mais peu avec des directeurs artistiques et des adaptateurs, qui ne sont pas spécialisés dans la chanson. « Les quelques fois où l’on a voulu m’imposer un chanteur, j’ai décliné. Je voulais être responsable de A à Z ».

... ET DES EXPERIENCES

D.R.Si Jean Cussac a commencé la direction musicale dans les années 60, ses doublages les plus remarqués datent surtout des années 80 et du début des années 90 : les superbes Brisby et le Secret de Nimh (1982), Fievel et le Nouveau Monde (1986), les séries Teddy Ruxpin, Doug , etc. Il a aussi assuré la direction musicale de nombreux doublages et redoublages pour Disney, prenant ainsi la succession de Georges Tzipine : Dumbo (1980), Rox et Rouky (1981), Basil détective privé (1986), La Belle et le Clochard (1986), et bien d’autres...

Un de ses meilleurs souvenirs reste le doublage du film Annie (1982) de John Huston. « Le plus beau compliment qu’on ait pu me faire vient du directeur d’un école de chant dans laquelle j’enseignais à l’époque. Il m’a dit « Je ne m’étais pas aperçu que c’était doublé » » .

D.R.Comme beaucoup de comédiens, il est assez critique envers le phénomène des stars qui se mettent au doublage. Il se rappelle que Disney avait voulu lui imposer une célébrité sur le doublage d’un film d’animation. « Il y avait un morceau plutôt rock, et on m’avait envoyé un chanteur célèbre aux studios de La Garenne-Colombe. Il est arrivé, très gentil. Il avait eu la musique et la K7 avant, et il n’y arrivait pas, c’était trop haut pour lui. Mais on ne peut pas modifier un playback. Donc on est revenu sur les interprètes que j’avais prévus au départ et qui collaient exactement à la voix, au style... Mais cela a fait un sac de noeuds, car les chanteurs ont refusé les cachets que j’avais prévus. Ils ont dit « Si Disney demande une vedette, c’est qu’ils ont de l’argent pour payer » ».