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THE FOUNTAIN
de Darren Aronofsky
Par Sophie HAUBOIS

SYNOPSIS : Trois époques, trois héros joués par le même Hugh Jackman, une seule et même quête : la recherche de l’immortalité. Au 21ème siècle, Tommy est chercheur en biologie. Les jours de sa jeune femme Izzy, atteinte d’une tumeur au cerveau, sont comptés. Au lieu de passer du temps avec elle, Tommy est obsédé par sa recherche d’une substance qui pourra faire régresser la tumeur de sa belle. Dans sa propre recherche spirituelle pour accepter sa mort prochaine, Izzy a écrit un manuscrit intitulé The fountain. Cette fameuse fontaine est la fontaine de l’arbre de jouvence en quête de laquelle, au 16ème siècle, part le conquistador Tomas pour l’amour de sa reine Isabel, qui lui a promis d’être son Eve dès son retour. Au 26ème siècle, le voyageur de l’espace Tom porte en lui les stigmates du passé de Tommy et a reporté son amour sur un arbre qu’il transporte dans son vaisseau intergalactique. Dans sa bulle, Tom fait route vers la nébuleuse Shibalba dont l’étoile mourante, en explosant, donnera naissance à de nouvelles étoiles et lui permettra d’être réuni pour l’éternité avec son amour perdu, Izzy.



7 ans que Darren Aronofsky n’avait pas donné de nouvelles de lui après ses deux très remarqués Pi et Requiem for a dream. Autant d’années de bataille pour réussir à monter, produire et réaliser The fountain envers et contre tout et surtout Hollywood. Alors que ses deux opus précédents relevaient de l’exercice de style question mise en scène, cette fois-ci ce n’est pas tant la réalisation que l’image qui éblouit. Elle est le résultat d’une réflexion poussée sur les décors, les costumes, les textures, les matières, la colorimétrie et les effets spéciaux. Chaque détail a été pensé pour s’insérer dans un tout cohérent jusqu’aux effets spéciaux qui ne sont pas le fait de la post-production mais ont été réalisés pour la plupart au moment du tournage - un retour en arrière dans la technique cinématographique extrêmement appréciable étant donné le résultat époustouflant. Autant de partis pris qui font de The fountain une sensation visuelle nouvelle, un embarquement immédiat pour un voyage poétique qu’on ne savait pas encore possible de vivre au cinéma.

Les tonalités jaunes, dorées, ocres se répondent dans chacune des époques par ailleurs globalement baignées dans des couleurs ternes, grises, sombres. Ces touches, ces éclats attirent et enchantent l’œil : la chambre du trône de la reine Isabel au 16ème siècle scintille de mille lueurs de bougies placées en suspension dans des photophores et fait écho à l’univers galactique dans lequel voyage le Tom du 26ème siècle qui brille d’autant d’éclats orangés symbolisant étoiles, galaxies et nébuleuses.