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DAVID CRONENBERG
Réalisateur, scénariste, acteur
Par Robert BOISCLAIR



ÉTRANGE MAITRE DE L’ETRANGE

Maître cinéaste d’un genre cinématographique considéré comme mineur, Cronenberg a trouvé sa voie dans le film d’horreur pour la plus grande joie des cinéphiles. Considéré comme fou et pervers par plusieurs, sa une vision particulière et étrange de l’humain constitue une marque de commerce qui lui colle à la peau.


C COMME CINEMA, C COMME CRONENBERG

Associé au cinéma de genre depuis l’université, David Cronenberg a développé un style qui lui est propre avec des thèmes récurrents comme les mutations biologiques, l’érotisme et la sexualité explicite ainsi que l’enchevêtrement de la réalité avec la fiction et ce, même avec ses premiers films comme Frissons (1975), Rabid (1977) ou La Clinique de la terreur (1979). Il se concentre, en général, sur la tension entre l’individu et la menace externe et ce, même dans ses films extérieurs au genre, comme Le festin nu (1991) ou M. Butterfly (1993). Chez David Cronenberg non seulement la menace est externe, mais elle se manifeste également à l’intérieur de l’individu, en général par une mutation biologique conduite par un scientifique fou. Il pousse souvent les situations à l’extrême, comme dans Crash (1996), entraînant de nombreuses critiques sur ses représentations, considérées comme trop explicites, du sexe et de la violence.

Son oeuvre a évolué avec le temps, passant de films qui privilégient les effets spéciaux à des films qui accentuent les métaphores et la psychologie des personnages tout en se dissociant peu à peu du cinéma de genre qui l’avait fait connaître.

Le cinéma de David Cronenberg ne serait pas le même sans la collaboration de tous les instants de Howard Shore, le compositeur attitré de plusieurs de ses films. « Il fait partie des premières personnes à qui je demande de lire mes scénarios. Sa musique est celle du murmure et de la répétition, elle nous parvient par vagues. Son rythme est parfaitement en phase avec mon cinéma, essentiel à sa réussite. » Cahiers du cinéma, 1999.