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LES CINGLES
DU CINEMA

Rencontres autour du doublage
Par Pascal LAFFITTE
Merci à tous les participants
et à Gilles de LA FOURNIERE

Comme tous les débuts d’année depuis vingt ans, la salle des fêtes Jean Vilar de la ville d’Argenteuil a accueilli « Les Cinglés du Cinéma », un marché faisant le bonheur des passionnés à la recherche d’un objet rare se rapportant au Septième Art (affiche, film en Super-8, VHS, DVD, etc.) Le samedi 27 janvier 2007, dans une petite salle du bâtiment, François Justamand, fondateur et coordinateur de « La Gazette du Doublage », a pu organiser une des rencontres autour du doublage. Composée de deux séances de quarante minutes seulement (à cause d’impératifs de temps), la conférence a donné la parole au traducteur André Mourgue, à l’ingénieur du son Pierre Davanture, ainsi qu’aux comédiens Pierre Hatet, Brice Ournac et Laura Blanc. Voici un court compte-rendu de chaque intervention.



André Mourgue (traducteur, adaptateur)

André Mourgue a eu la difficile tâche de résumer en quelques minutes son travail d’auteur de doublage, consistant à écrire les textes ensuite enregistrés en studio par les comédiens effectuant un doublage. De plus amples informations sur ce métier technique peuvent être obtenues en lisant l’article rédigé à ce sujet par l’intéressé pour la Gazette du Doublage : www.objectif-cinema.com/article.php3 ?id_article=4435

Répondant à une question dans la salle sur la difficulté d’adapter en français l’état d’esprit d’une culture étrangère, M. Mourgue a déploré une pratique parfois imposée par certains clients, désirant que les textes français édulcorent ou modifient considérablement les dialogues d’origine. L’exemple a alors été donné d’une scène dans un épisode d’une série étrangère où un protagoniste commandait un « coq au vin » au restaurant. Pour ne pas réveiller dans la mémoire du spectateur français la psychose de la grippe aviaire, le fameux coq au vin s’est transformé en un autre plat dans la version française ! De la même manière, une blague concernant « les Turcs » en version originale allemande, a désormais pris pour cible « les Skateurs » dans la traduction française, par peur d’une possible connotation xénophobe. M. Mourgue a tenu à préciser qu’il n’entre pas dans les fonctions du traducteur de jouer les censeurs, tout en reconnaissant qu’il n’est pas toujours aisé de dire non à un client, au risque de ne plus être contacté par la suite pour un autre travail.