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SHANE CARRUTH
Premier de la classe, catégorie indie sci-fi ?
Entretien et traduction
réalisés le 8 février 2007
Par Emilie PADELLEC
Merci à Manuel ATTALI
d’ED Distribution

Sorte de monolithe de métal aux prolongements électriques rudimentaires, ELLE trône en plein centre de l’affiche originale de Primer. Sophistiquée et archaïque, inoffensive et inquiétante à la fois. Elle, c’est la « boîte » : l’invention révolutionnaire mise au point par quatre jeunes ingénieurs sous les néons grésillant de garages d’une banlieue texane. Incroyable techno-graal à remonter le temps ou boîte de Pandore ès paranoïa, trahison et schizophrénie, la création échappe bientôt au contrôle de ses inventeurs. Happés par l’aventure labyrinthique de leurs expérimentations, Abe et Aaron passent bientôt du statut de créateurs à cobayes, d’amis à rivaux, voire d’humains à simples simulacres, traqués par leur propre jeu, pire, guettés par le délitement, physique et mental. Le prix d’un bonheur factice ? Rencontre avec l’inventeur polyvalent (ex-ingénieur de fomation...) de ce puzzle filmique réalisé pour une poignée de dollars.



Objectif Cinéma : Vous avez débuté votre carrière professionnelle dans l’ingénierie après un cursus en mathématiques. Etait-ce un carcan dont vous vouliez vous libérer en vous tournant vers le cinéma ?

Shane Carruth : Lorsque j’étais ingénieur, je n’étais pas totalement dédié, dévoué à cette activité. C’était plus une manière de payer le loyer. Enfin, sincèrement, je ne le vivais pas non plus comme un fardeau. Mais en parallèle, j’ai commencé à penser à l’écriture du film.


Objectif Cinéma : Comment vous êtes-vous lancé dans cette reconversion plutôt inhabituelle, qui aurait pu être risquée ?

Shane Carruth : Je crois que j’étais très naïf à l’époque. Si c’était à refaire aujourd’hui, je pense que je prendrais davantage de temps, pour économiser plus d’argent, m’investir davantage dans la rechercher de financements, m’entourer d’autres personnes.


Objectif Cinéma : En tant que novice, comment avez-vous appris ‘le métier’ avant de commencer la réalisation de Primer ?

Shane Carruth : D’une part, j’ai travaillé près d’un an à l’écriture du scénario. En parallèle, j’ai suivi un atelier de réalisation dans un institut local pendant plusieurs semaines. Je suis également allé à la rencontre de beaucoup de personnes travaillant dans des sociétés de production situées à Dallas pour apprendre davantage de détails techniques et d’informations sur la chaîne complète de fabrication d’un film.