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LA RADIO ET LE CINEMA

Eric Legrand : J’ai enregistré ma première dramatique radiophonique à l’ORTF en 1972 grâce à Raymond Girard. J’étais encore élève au Conservatoire et à l’époque pour travailler comme comédien dans des dramatiques de France Inter, France Culture ou Inter Variétés il fallait une carte délivrée par un jury. Les réalisateurs radio ne pouvaient engager que des comédiens encartés mais Raymond Girard faisait partie de ce jury. Un jour, il a appris qu’un réalisateur cherchait deux voix très jeunes et celles des comédiens ayant une carte ne lui convenaient pas.

Ce réalisateur a organisé une audition et Raymond Girard m’a dit d’y aller de sa part. J’étais très fier de passer cette audition, même si le Conservatoire primait à mes yeux. Finalement j’ai été choisi. Ma partenaire était Catherine Laborde. Il s’agissait d’une pièce moderne, épouvantable certes, mais c’était très amusant à faire.

Après, j’ai enchaîné les dramatiques et ce sans avoir ma carte - qu’on a fini par m’octroyer d’office sans que j’aie à passer l’audition devant le fameux jury.

D.R.La Gazette du doublage : Un de vos premiers rôles au cinéma fut dans Adieu poulet (1975), de Pierre Granier-Deferre, pour une scène avec Lino Ventura. Mais il semble que vous ayez eu moins de chance avec cette facette de votre métier qu’avec le théâtre ou d’autres disciplines : Les filles du régiment (Claude-Bernard Aubert, 1978), On est venu là pour s’éclater (Max Pécas, 1979), Pour 100 briques t’as plus rien (Edouard Molinaro, 1982)...

Eric Legrand : Je n’ai pas eu beaucoup de rôles au cinéma. Je jouais un gamin armé qui faisait une prise d’otages dans l’Hôtel de ville de Rouen où j’étais désarmé par Lino Ventura. Je n’ai pas gardé un bon souvenir de ce tournage car c’était mon premier contact avec le monde du cinéma et certaines réalités de ce métier que je peux comprendre aujourd’hui mais qui étaient un peu rudes lorsque l’on débute.

Par la suite je me suis retrouvé là où mon agent à réussi à me caser et c’est tout. Je suis très content d’avoir fait tout ça, pas fier mais content, je ne renie rien. C’était à certains égards formateur même si ça n’a débouché sur rien. Je ne suis fondamentalement pas fait pour ce métier. Je ne sais pas aller voir les gens. Je ne sais pas tirer les sonnettes. Je ne sais pas faire ma publicité. Donc le peu que j’ai fait grâce à mon agent je n’aurais pu le faire seul.

D.R.Pour 100 briques t’as plus rien était une comédie sympa et je suis vraiment très content d’avoir fait les films de Pécas car je me suis bien marré. J’en ai tourné un à l’Ile Maurice : quinze jours dans une ambiance sympa pour deux jours et deux nuits de tournage. C’était un bonheur intégral.

LA SCENE

« L’existence m’apparaît comme la machination d’un mystère si fantastique et si théâtral que je tremble toujours de ne pas remplir congrûment le rôle qui m’y fut assigné. » (Jacques Audiberti)