La Gazette du doublage : David Macaluso, merci beaucoup d’avoir accepté cette entrevue. Vous êtes comédien et vous êtes très actif comme directeur artistique en doublage. Vous êtes belge, mais vous avez fait vos études à Paris et travaillé en France pendant un moment. Pourriez-vous nous parler de votre formation artistique et de cette période où vous étiez dans l’hexagone ?
David Macaluso : En 1994, après quatre ans de cours de théâtre en Belgique, j’ai suivi pendant deux ans les cours des studios « Alice Dona » (chant, théâtre, musique, écriture...) avec des professeurs tels que Claude Lemesle, Jose Souc ou évidemment Alice Dona, puis des stages « Actor Studio » avec Jack Waltzer. Ensuite, j’ai travaillé dans l’animation de soirées événementielles, en théâtre, j’ai écrit et joué un one man show, du piano bar, quelques concerts, et j’ai commencé à faire un peu de doublage. Puis de plus en plus...
La Gazette du doublage : Comment avez-vous commencé votre carrière en doublage ?
David Macaluso : Trois coups de chance. Je suis allé assister très souvent à des doublages chez plusieurs sociétés et un jour, chez Dubbing, je tombe sur une session d’essais. Un comédien manque à l’appel, je demande si je peux... Et Pascale Vital m’engage pour dix dates. Comme je continuais à assister, j’ai passé quelques essais qui m’ont amené du travail (chez Thierry Wermuth par exemple), j’ai rencontré Maïk Darah qui m’a beaucoup aidé et un jour, Jean Marc Pannetier me voit dans les couloirs et me demande de passer un casting.
Il m’engage sur quelques 35 mm et sur le plateau de Parle avec elle je rencontre Anthony Delclève qui vient de créer sa société (NDE) et qui me demande si je veux diriger pour lui en Belgique. Là j’y revois des gens comme Daniel Nicodeme qui me donne sa liste de comédiens, et qui joue le premier rôle du premier film que je dirige : Respiro. Mon travail a l’air de plaire et les propositions deviennent régulières.
La Gazette du doublage : Comment avez-vous vécu l’émergence d’une industrie du doublage en Belgique ?
David Macaluso : En ayant de moins en moins de temps pour y penser... En fait, je suis entré dans le doublage belge au début de cette émergence, donc, je ne me suis pas rendu compte tout de suite de ce qui se passait. Je vois juste que c’est une arme à double tranchant. Nous sommes passés d’une sorte d’artisanat à une vraie entreprise en très peu de temps.