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LES EXPERTS

Par Nicolas ONNO

Ils sévissent à Las Vegas, Miami ou New York. Avec eux, TF1 paraît avoir trouvé la recette miracle. Dans la lignée des audiences record réalisées aux USA, le « show » le plus regardé du PAF conforte la chaîne dans sa logique de matraquage. Friserait-on l’overdose ?



C’était devenu une habitude, presque quotidienne : « Tout de suite, un nouvel épisode des… » En cette semaine de printemps suivant l’élection de Nicolas Sarkozy à la présidence de la République, du lundi 7 au dimanche 13 mai 2007, pas moins de neuf histoires des Experts ont défilé en prime time sur TF1. Soit près de sept heures d’émission (il faut compter environ 45 minutes/épisode) et une bonne quinzaine de crimes élucidés par nos équipes de la police scientifique. Un mécanicien d’une écurie de Grand Prix brûlé au méthanol, un poseur de bombes psychotique, le pseudo enlèvement d’une adolescente en rupture de ban avec un père insouciant – « Elle fait ça juste pour m’embêter » – qui tourne au drame, pour les énigmes les plus croustillantes. Eprouvant !

Récapitulons : une livrée de trois enquêtes le mardi (Miami, le 8), emboîtées par trois autres le lendemain (Las Vegas, l’originelle) et, en conclusion, un joyeux triptyque pour la sacro-sainte soirée du samedi (Manhattan, le 12). D’après les chiffres fournis par TF1 et Médiamétrie, entre huit et neuf millions de spectateurs, en moyenne, auront donc assisté au bal macabre des décrypteurs d’indices. Ce qui représente, en terme de part d’audience, aux alentours de 35 % pour chaque spéciale. Une manne pour la chaîne, puisqu’il s’agit de ses meilleures performances de la semaine. Pour autant, la retransmission de la finale de la Coupe de France, entre Sochaux et l’OM, samedi 12 mai sur France 2, a calmé les ardeurs. La faute aux 6,8 millions de passionnés qui ont choisi de vivre en direct la victoire des coéquipiers de Teddy Richert aux tirs au but (34 % de PDA). Loin des résultats du samedi précédent, le 5 mai, où la série avait réuni plus de sept millions de fidèles, son score habituel. Un hic sans grande importance néanmoins. Car, de mémoire de téléspectateur, c’était peut-être bien une première et, eu égard à l’ampleur du phénomène, il est probable que l’expérience du 3 x 3 sera reproduite dans les mois à venir. Le mardi 15 mai, records battus avec plus de dix millions d’« accros » pour regarder « Vague criminelle », le prélude des trois péripéties des Caine & co. (41,3 % de PDA sur les individus de 4 ans et +).


30 MILLIONS D’AMERICAINS CHAQUE SEMAINE

Les « Experts », ce sont les policiers scientifiques qui officient à Las Vegas, la capitale du jeu plantée en plein désert du Nevada, au milieu des casinos, des bimbos et des milliardaires en chapeaux de cow-boys. CSI (« Crime Scene Investigation » en vo) suit les enquêtes de sa brigade de nuit, supervisée avec calme et sobriété par le pragmatique et peu bavard Gil Grissom (William L. Petersen). La formule initiale, créée par Anthony E. Zuiker, a été diffusée pour la première fois aux Etats-Unis par la major CBS le 6 octobre 2000. L’engouement est immédiat. Confortés par les audiences exceptionnelles établies par le « show » le plus visionné du territoire américain (25 à 30 millions d’inconditionnels chaque semaine), les directeurs de programmes de la première chaîne ont tenté le pari et, dès le 25 novembre 2001, en deuxième partie de soirée le mercredi, l’observateur avisé a pu découvrir ce « polar » branché et stylisé. Marque de sa prospérité grandissante, Las Vegas a enfanté deux déclinaisons fort réussies : Miami, lancée sur CBS dès le 23 septembre 2002 puis Manhattan, à partir du 22 septembre 2004. Là encore, TF1 n’a pas traîné : les confrères de Grissom sont arrivés sur la chaîne, respectivement lors des rentrées 2003 (le 7 septembre) et 2005 (le 12 novembre).