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DAVID SCHMOELLER
So Be it
Entretien réalisé
le samedi 27 janvier 2007
par Derek WOOLFENDEN
et Marc ULRICH
A la Cinémathèque française
Traduction de Marc Ulrich
Remerciements à Élodie Dufour
Fred Savioz et Chaab Mahmoud
de la Cinémathèque française

C’est à l’occasion d’une séance Bis de la Cinémathèque française consacrée à David Schmoeller où furent projetés Fou à tuer, Tourist Trap et le court-métrage Please Kill Mr Kinski, que nous avons pu nous entretenir avec le cinéaste.
Il a tourné une dizaine de films depuis la fin des années 70 à aujourd’hui. Sa carrière dans le cinéma de genre des années 80 et 90 ressemble à celles de Jack Sholder (Alone in the Dark, Hidden, A Nightmare on Elm street Part 2 : Freddy’s Revenge) ou encore Jeff Lieberman (Squirm, Survivance, Le Rayon Bleu). Ces réalisateurs se partagent la réalisation de fleurons du genre : âpres, économes et sans concessions. Puis, les oubliettes d’Hollywood…
David Schmoeller est un homme modeste avec des obsessions dévorantes qui se sont retrouvées dans des thématiques bien précises avant de s’incarner en Klaus Kinski dans Fou à tuer. Il ne s’est d’ailleurs jamais vraiment remis de cette rencontre à en croire son admiration et les anecdotes liées à l’acteur durant le tournage cauchemardesque du film.
Mais, ce qui touche chez Schmoeller, c’est cette passion pour raconter des histoires… Dans le cinéma, pris systématiquement dans ses prérogatives critiques, morales, esthétiques, politiques et j’en passe, on en oublie trop souvent ce plaisir « mythique » de les raconter. Des histoires fantastiques et d’épouvante qui, finalement, malgré leurs apparences extrêmes, sont proches de nous… À notre tour de vous raconter son histoire par l’intermédiaire de nos questions, prétexte utile pour qu’il nous narre ses expériences, ses influences et son approche personnelle vis-à-vis du cinéma qui, à l’instar d’un Klaus Kinski ou du ghetto de la série B, ne lui a pas rendu la vie facile.



Objectif Cinéma : Vous avez réalisé de merveilleux films de série B fantastique, genre que nous apprécions beaucoup. Pourquoi est-ce votre genre de prédilection ?

David Schmoeller :
Tourist Trap est mon premier film. Des amis, rencontrés à l’école de cinéma, avaient travaillé sur Massacre à la Tronçonneuse, un film à très petit budget qui a fait beaucoup d’argent et qui a lancé leur carrière. J’ai donc fait équipe avec Larry Carroll, monteur de Massacre à la Tronçonneuse, et nous avons décidé de faire un film d’horreur à petit budget. Je me suis basé sur mon film de thèse, qui s’appelait A Spider Will Kill You, pour réaliser Tourist Trap. Cela parlait de mannequins qui prenaient vie. Je n’étais pas spécialement friand de films d’horreur, mais c’était un moyen pour les jeunes cinéastes de l’époque de lancer leur carrière. C’est pourquoi nous l’avons fait.