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FESTIVAL DE VENISE 2007
75 ans et plus jeune que jamais !
Par Laetitia HEURTEAU

Le plus vieux de tous les festivals de cinéma soufflait cette année ses 75 bougies. Pour célébrer l’événement, son directeur, Marco Muller (dont le mandat de quatre ans s’achève avec cette édition) avait convié non seulement la fine fleur du cinéma américain et européen, mais également celle du cinéma asiatique dont la présence a été particulièrement remarquée.



Pour remettre le fameux Lion d’or, le jury sélectionné était uniquement composé de réalisateurs, sous la houlette de Zhang Yimou qui a promis de "garder un point de vue international" lors de la première conférence de presse.

Le fait est que cette édition 2007 s’est révélée tellement riche et complexe que beaucoup d’excellents films nous ont échappé. Cependant plusieurs tendances ont pu être relevées tout au long de ce festival.


UNE EDITION VIRILISSIME

Quelques actrices ont cette année suscité l’admiration et l’excitation du public du Lido qui passait parfois des nuits entières pour garder sa place face au tapis rouge, dans l’espoir de recueillir un autographe de son idole. Parmi elles, Keira Knightley, Charlize Theron, Fanny Ardant, Ludivine Sagnier, etc.

Mais Venise a surtout célébrer le grand retour du cinéma viril, avec des interprètes très attendus par les cinéphiles autant que par les midinettes : George Clooney, Brad Pitt, Colin Farrel, Ewan Mc Gregor, Jude Law. On a jamais autant fumé, porté de beaux costumes et manié le pistolet avec autant de dextérité que dans cette édition 2007, commentait un journaliste du Ciak, le journal italien couvrant chaque jour le festival.

Et ce n’est pas la sélection consacrée aux westerns spaghettis, qui viendra démentir cet aspect du festival. Que les machos se rassurent, le metrosexuel ici à Venise, est déjà de l’histoire ancienne ! Il a les traits de Brad Pitt et sait faire sa loi, dans The assassination of Jessee James. Le film au passage, s’il se révèle un peu long n’en est pas moins intéressant du point de vue psychologique puisque son réalisateur Andrew Dominik a choisi de se consacrer à l’étude d’une relation complexe entre un héros de légende et celui qui l’a trahi, "the coward", très finement interprété par Casey Affleck.

Le personage masculin ici a Venise semble avoir décidé de revêtir le masque de la violence sous tous ses aspects (vengeance, fratricide, homicide), et il est curieux de constater combien à l’écran, la femme en est quasiment absente. Dans l’excellent Sleuth, de Kenneth Brannagh, son évocation par ses deux amants qui s’affrontent (Jude Law et Michael Caine) se termine presque sous la forme d’une blague.