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D.R.
JEAN AMADOU
Comédien
Propos recueillis
le 18 juillet 2007
Par François JUSTAMAND

Le talentueux Jean Amadou est né le 1er octobre 1929 à Lons-le-Saunier. Cet artiste polyvalent dont la voix est, grâce à Europe 1, une des plus connues de France, a commencé son métier en étant comédien. Dès le début des années 50, en parallèle à la scène, il fait du doublage de films et prête ainsi sa voix à de nombreux acteurs du grand et du petit écran. Rencontre avec ce chevalier des Arts et des Lettres qui sait mettre sa culture au service de l’humour.



La Gazette du doublage : Jean Amadou, on vous connaît à la fois comme homme de radio, chansonnier, humoriste et écrivain, mais peu de gens savent, qu’à l’origine, vous êtes comédien. Quel parcours avez-vous suivi ?

D.R.Jean Amadou : Je suis monté à Paris en 1952. J’avais déjà travaillé comme comédien à Lyon, notamment au théâtre des Célestins. Je mesurais 1m 96, j’avais une voix grave et je me suis dit alors que la filière de la Comédie-Française me paraissait destinée. Je me voyais très bien dans Britannicus. Je me suis donc présenté au concours du Conservatoire et j’ai échoué au troisième tour.

Il a donc fallu que je trouve à gagner ma vie ailleurs. Le métier était peut-être moins difficile à l’époque qu’il ne l’est aujourd’hui. J’ai eu la chance de jouer relativement rapidement au théâtre et puis, surtout, de faire du doublage qui m’a permis de vivre. On vivait très bien du doublage. J’en ai fait très vite, grâce notamment à Serge Luguen, un homme épatant. C’était quelqu’un d’une grande humanité et d’une grande compréhension des comédiens. Je suis passé des petits rôles à des rôles plus importants.

La Gazette du doublage : Vous aviez suivi une formation ?

D.R.Jean Amadou : Oui, j’avais pris des cours à Lyon avec Suzette Guillaud. Dans son cours, il y avait Roger Planchon, Christian Marin…Lorsque je suis arrivé à Paris, je ne savais plus s’il fallait que je donne des cours ou que j’en prenne (sourire). J’ai joué une dizaine de pièces : au théâtre Hébertot, au théâtre Labruyère, surtout avec Georges Vitaly. C’étaient des tout petits rôles. J’ai été beaucoup plus dans ma loge que sur la scène. Cela me laissait largement le temps d’écrire. C’est comme cela qu’un jour, je suis allé au Théâtre de dix-heures et que je suis devenu chansonnier.