Annuaire boutique
Librairie Lis-Voir
PriceMinister
Amazon
Fnac

 
     




 

 

 

 

FESTIVAL DE DINARD
Compte rendu du festival
Par Nicolas VILLODRE


L’année dernière, on avait été épaté par le niveau de jeu des comédiens royaumuniens dont on avait apprécié la performance dans les films programmés par Hussam Hindi à Dinard, une toute nouvelle génération d’acteurs, surprenants, voire époustouflants, phénomène assez rare qui méritait d’être souligné, ce qu’on avait eu l’occasion de faire ici-même car, nous semble-t-il, il ne faut pas hésiter à marquer le coup lorsque c’est nécessaire (cf. http://www.objectif-cinema.com/spip.php ?article4266). Cet automne, le festival mi-breton mi-briton a confirmé cette tendance, grâce à des acteurs de second plan et à des mégastars telles que Vanessa Redgrave, Keira Knightley, notre chouchoute Romola Garai, malheureusement déteinte, et un peu éteinte, en blonde ! (http://www.objectif-cinema.com/spip.php ?article4507&artsuite=1), sans oublier le sensas James McAvoy qui porte sur ses épaules deux des « masterpieces » ou mastodontes de cette cuvée, Becoming Jane et Atonement. Mais on a été aussi étonné par la qualité des films dans leur ensemble, selon nous un cran au-dessus des opus hexagonaux, y compris ceux à prétentions auteuristes, d’un niveau plus élevé que celui des très sympathiques œuvrettes de la pseudo-« école berlinoise », qui paraît quelque peu chlorotique à côté d’un cinéma british plein d’énergie et de ressources et, cela va sans dire, nettement plus excitants que les prods qui nous parviennent sans discontinuer, semaine après semaine, d’Hollywood-City.

Cela ne va pas parfois, c’est entendu, sans un certain académisme – bon sang ! un peu d’expérimentation, de temps à autre, ça ne ferait pas de mal à quelques-uns de ces cinéastes, futés et finauds, faussement jeunes, qui se contentent du service visuel minimum pour illustrer des scrapbooks d’adolescents attardés et sentimentaux, se bornant souvent à adapter des livres, des pré-textes qui leur fournissent des pré-images, des chromos prêts à être montés et montrés. L’esthétique dominante semble d’ailleurs être plus celle, assez léchée (y compris dans la variante faussement relâchée ou bâclée de Waz) des représentants du syndicat britannique des chefs op’ – dans quasiment tous les déroulants des films, le nom du directeur de la photo est effectivement suivi, comme en Américanie, des initiales de sa corpo –, que celle du réalisateur lui-même, comme si la technique, très au point (c’est le cas de le dire), avait pris le dessus une fois pour toutes sur l’artistique.