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FESTIVAL DE DINARD :
HALLAM FOE

de David MacKenzie
Par Nicolas VILLODRE

SYNOPSIS : Hallam aime espionner les gens, mais derrière cette manie se cachent ses pires frayeurs ... et ses désirs les plus étranges. Bien que déterminé à découvrir la réelle cause de la mort de sa mère, il se retrouve en fait à poursuivre l’amour sur les toits de la ville.



POINTS DE VUE

Ce film est le méli-mélo de divers thèmes plus ou moins bien imbriqués. Nous est tout d’abord présenté un développement sur la question de l’ubiquité, et du don qui va avec, une variante dans laquelle le héros, habitué à vivre en solitaire, au-dessus de la mêlée, dans un petit cabanon sur un arbre niché, construit par le paternel architecte, voue un culte à sa jolie maman morte. Faut bien dire que le jeune homme se transforme quelquefois en guerrier, qu’il joue à l’occasion le détective investigant sur le décès de la mère, qui avait été retrouvée noyée dans des conditions pas tout à fait claires pour lui, le superman, cf. http://www.objectif-cinema.com/spip.php ?article4216, spiderman, tarzan, fantômas et autre yamakasi... Arrivé en ville, cherchant à échapper à la brigade des mœurs qui l’a repéré illico, ipso facto, il se met à grimper avec agilité sur les toits de la capitale (Edimbourg, en l’espèce, qui joue ici le rôle d’une Glasgow chère au réalisateur !), une Neverland ce qu’il y a de tangible dans un pays de légendes. Alors qu’il cherche tout d’abord à s’évader, il se prend au jeu et a l’impression de pouvoir ainsi contrôler les situations ou, comme on dit, la suite des événements. Le sujet du voyeur, tout naturellement équipé de jumelles, passant d’une intimité à l’autre grâce à son talent de crocheteur de serrure, est concomitant au premier thème – il faut dire que ce leitmotv, métaphore du cinématographe, est à la base d’une copieuse filmo allant de Blowup, 1966, de Michelangelo Antonioni à Blow Out, 1981, de Brian De Palma, en passant par Rear Window, 1954, d’Alfred Hitchcock, Une sale histoire, 1977, de Jean Eustache, Basic Instinct, 1992, de Paul Verhoeven, The Invisible Man, 1933, de James Whale, pour ne prendre que quelques exemples en dehors de la catégorie du film X. Enfin, le syndrome de Peter Pan justifiera sur le plan psychologique ou même psychanalytique la conduite singulière d’Hallam Foe...