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FESTIVAL CINE 32
DE AUCH

Compte rendu de la 10 éme édition du festival Ciné 32
Par Nicolas REYBOUBET

Emmené par son président Alain Bouffartigues, le festival « Indépendances(s) et créations » fêtait cette année son dixième anniversaire en nous proposant une quarantaine d’œuvres réparties sur trois jours. Initialement créé avec l’étroite collaboration de Daniel Toscan du Plantier en 1998, cette organisation permet, en avant-première, la rencontre de films indépendants avec les exploitants et le public du Sud Ouest.



La diversité des programmes et des salles ne me permit, hélas pas, de tout voir, je débutai cependant la matinée du vendredi avec la projection de films ESAV (Ecole Supérieure d’Audio-Visuel de Toulouse) me permettant de voir A la recherche de son eau de Serge Armel Sawadog, fable naturaliste récompensée au festival du moyen métrage de Brive, nous enseignant sur les problèmes les plus élémentaires d’un village du Burkina-fasso.

Séances s’enchaînant, je n’eu le temps d’aller à la rencontre de ce jeune auteur..

Très vite nous fument plongés dans les affres d’un autre continent avec le documentaire de Jean Pierre Limosin Young Yakuza, suivant l’intronisation du jeune Naoki dans un gang mafieux. Si ce film dépasse de loin l’arnaque de A Very British Gangster (sur un parrain de Manchester), tant on y trouve de véracité et tant la scène d’ouverture, pleine de promesses, nous saute au yeux : le charisme Vito Corleonien du chef Yakuza en est la cause. On reste cependant déçu par la distance entre nos attentes alimentées et motivées par la fiction (Fukasaku, Kitano, Scorcesee) : la part d’ombre ; et ce que l’on peut et accepte de nous monter : la part de lumière.

Les apparences : un monde qui ne s’accorde pas a nos désirs.

La suite du festival me fit observer une certaine tendance ... du cinéma français. La France de Serge Bozon et Benjamin Esdraffo, Avant que j’oublie de Jacques Nolot, L’homme qui marche d’Aurélia Georges, Les Toits de Paris d’Hiner Saleem..

Comment dire ? Ces films ont du mal à être mit à côté d’Eastern Promises de David Cronenberg ( thriller glacial et inspiré autour du commerce des filles de l’Est, fin un peu décevante) ou de Youth Without Youth de Francis Ford Coppolla.

« Normal, me direz vous, ils sont américains ! ». Serait-ce parce que les américains n’ont, soit disant, pas d’Histoire qu’ils prennent la peine de raconter quelque chose ? Car certains films français ont la fâcheuse tendance de se complaire dans le minimalisme le plus acète. Et c’est assez ennuyeux … pour les recettes, et pour le spectateur téméraire.