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INCENDIAIRE #10
Le retour

Alors, héros ?
Par Cyrille GUERIN (TINTIN-profession reporter en hommage à qui vous savez - excuse moi Barth - c’est mon chat, tu sais que je préfère les matous aux toutous et de loin Garfield à Rintintin. Maintenant, tu lâches ton spiff, t’arrêtes de tirer (la tronche) et tu dors ou tu fais la vaisselle, merci. Non mais !)

Arctic monkeys, The Stripes (White de leur nom), Strokes, Libertines, Art brut, El presidente, Klaxons, Clap your hands… - Cherchez l’erreur - si, si il y en a une et rien qu’une, et, surtout, n’en jetez plus. Depuis 2001, août précisément, pas un jour, pas une semaine sans que les colonnes idoines, ou pas, des canards spécialisés ès rock, ou pas, ne vous dégotent le nouveau du énième revival pop, punk, noisy, art lyrics et vice versa. Seulement, cette surlivraison savamment orchestrée par des maisons de skuds soi disant agonisantes, au bout de six ans de bons et souvent très peu loyaux services, hormis les Libs et Kinito, finit par évidemment dégoûter et nous ennuyer sévère. Dans une époque fade, où le marketing a pris le pas sur les saines pulsions et autres pures émotions de découvertes, on écoute les Cold War kids et autres The View sans vraiment y croire. À peine achetés, peer 2 peerisés, déjà dépassés. Has been. Aux suivants (The Twang, en l’occurrence).



Qu’en est-il de l’argus des séries US qui, étrangement, ou pas, depuis 2001, n’en finissent plus elles aussi, entre deux gigs ennuyeux à ne même plus refaire le monde, de rythmer nos vies ? Pourquoi tant de passion, d’engouement, de blogs ? Faut-il y voir le règne absolu et masqué de la vacuité ? Une nouvelle lecture de l’inertie faussement active, de l’action vraiment inerte et, ce faisant, de la désinvolture portée à son paroxysme ? Ce tsunami cathodique, le plus souvent customisé musicalement parlant par des hymnes rock sous cellophanes-y a pas de hasard, mec : le rock de nos jours, ça se macque à toutes les sauces et, surtout plus que jamais dans le marchandising l’union fait le blé et accessoirement la force, ce raz de marée, disais-je, fait-il de nous des héros ? Bauer et Doherty, même combat ? Et, au fait, c’est qui le découpeur, bordel ? (1)

Un samedi soir sur la terre. Un mardi ou un lundi feraient également l’affaire. Que font les teens, leurs vieux, les bobos métrosexualisés sur la touche, les grands-mères de 45 piges botoxisées à mort ? Les premiers ne se font plus minables dans des soirées Valstar, pour les plus crevards, 1789, euh 1664 pour les plus aisés. Leurs parents ne lisent plus Libération, Madame, ils le survolent, histoire de se remémorer les pavés, la station Croix rouge reliftée après Mai en simili plage. Sur les bords du quai de Valmy, on n’écoute plus Emilie Simon, cette sous- Bjork reconvertie dans la bande-son pour manchots - on a déjà les sans logis au sortir de l’immeuble, on va quand même pas se fader des éclopés, même en musique. Quant à mamy quadra, quasi quinqua, fan de Bénabar, grand chanteur révolté à côté duquel Renaud passerait pour le Che, et de Bloc Party, elle ne mate plus Loulou la Brocante, pas assez speed et ce bien qu’elle ait surkiffé les Choristes et le dernier Jean Becker en date. Et puis Olivier Minne et ses maillots Damart, non franchement c’est plus possible. Qu’on le jette aux tigres. Car en face, en ce samedi soir (ndr : connaissant la promptitude légendaire de mes supérieurs hiérarchiques à publier un article, il y a de fortes chances pour que la série mentionnée ci-après ne soit plus diffusée lorsque vous lirez ce texte - au fait, Valérian, ça se passe comment la life à Nantes ? gnarf, gnarf…), il y a la brigade des Heroes qui sévit sur Sarko Tévé - ben ouais, le nouveau boss de TF1, Nonce Paolini - pas Pasolini (faut quand même pas pousser la méménagère de moins de quinze ans dans les bégonias) vient d’être élevé au noble rang de l’honorifique Légion, ainsi que la reine Christine, épouse Kouchner, au demeurant et soi dit en passant. Bref… Les félins du père Fourasse ont vieilli et les boyards perdu de leur lustre - et ce bien que malgré depuis quelques prime, lesdits félins semblent couper les ailes aux super vedettes ultra brite de TF1 - quand même Mougeotte aux commandes de la Une, finalement, ça avait une autre tronche, il s’y connaissait en buzz le vieux-en 2005, pas un épisode de la saison 1 de Lost n’a été coiffé au poteau par France 2 et ses félidés stérilisés, et pourtant Lost 1, dieu que c’était chiant - à côté Heroes, c’est Die Hard ! Mais cela est une autre histoire. Quoique…