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Dreams And Desires, Family Ties (2006) de Joanna Quinn est un cartoon beaucoup trop criard (= hystérique) à notre goût, avec une héroïne constamment agitée sans raison. On apprécie le long travail de décalque, sans doute au rotoscope, technique, faut-il le rappeler ? mise au point par les frères Dave et Max Fleischer, qui utilisaient une visionneuse gelant un photogramme sans le brûler (ce qui suppose une lampe peu puissante ou un système de refroidissement de celle-ci) sur un écran translucide posé à plat, le dessinateur n’ayant plus qu’à pomper le profilmique en y apportant sa patte personnelle : cf. les réussites dans ce domaine, qui vont de Robert Breer à Jeff Scherr, en passant par les émules de Walt Disney (http://www.objectif-cinema.com/spip.php ?article4251). Ici, il faut bien reconnaître, le trait a un certain mordant. Le sujet (le film dans le film, en l’occurrence le film de mariage) est original.

Friday Night Shirt, film non daté et apparemment anonyme, réalisé sans doute collectivement, produit par l’association Red Rose Chain qui fait dans l’agit prop’, propose des activités théâtrales et artistiques et condamne, entre autres, la violence conjugale, au réalisme un peu démago, a été tourné à la va-vite, en vidéo, puis monté en Final Cut et gonflé aux hormones du 35 mm. C’est un mélo sur le milieu prolo de machos alcoolos à la Andy Capp et sur leurs femmes maltraitées, poisseuses, malheureuses.

Goodbye To The Normals de Jim Field Smith, fable amusante, inspirée, si l’on en croit la rumeur, en l’occurrence imdb, par une des chansons de l’album Rudebox du chanteur de variétés britannique Robbie Williams, qui avait plus ou moins commandité des courts métrages destinés à illustrer ses chansons, repose avant tout sur le jeu des comédiens, l’enfant comme les parents, encore une fois, tous les trois très bien.

The Handyman (2005) de Simon Rumley, réussit la prouesse de ressembler non seulement à un authentique western en écran large, genre Oklahoma !, mais à une amorce de long métrage car, ce qui finalement n’est pas si fréquent, les moyens de production sont tous devant la caméra. Ainsi qu’à un film du genre fantastique. Le CM est effectivement basé sur un script à la fois simple et carré (ou plutôt circulaire), où il est question de serial killer

Phobias (2006) de Bert & Bertie est grimaçant, caricatural, ni drôle ni inquiétant, plutôt rassurant (rétro) sur le plan de la psychologie, faite de clichés, comme le film, sa déco, les coiffures, les costumes et la photo, tous années 50. Le meilleur passage est la scène de mambo qu’esquisse une malade dans la salle d’attente – l’agoraphobe, si nos souvenirs sont exacts.

Assez variés, ces films manquent un peu d’audace (« De l’audace, encore de l’audace, toujours de l’audace, et le Royaume uni est sauvé ! »), d’imagination (« L’imagination au pouvoir ! ») et, surtout, d’expérimentation (« Encore un effort pour être républicain ! »). Comme les LM, ni plus ni moins.






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