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DVD

LA RESIDENCE
DU STUDIO FOLIMAGE

Le meilleur du court métrage d’animation
Par Thierry ATTARD
Remerciements à Nathalie ATTARD

SYNOPSIS : 12 court métrages d’animation issus de la référence française en la matière, le studio Folimage.

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Créé 1984, près de Valence par Jacques-Rémi Girerd, le studio Folimage s’est imposé comme la référence française en matière d’animation, avec des courts métrages originaux aux styles expérimentaux, créatifs et audacieux lauréats de nombreux prix décernés à travers le monde. La prophétie des grenouilles (2003), premier long métrage de Folimage, a consacré la société comme un des grands dans son domaine, au même titre qu’Aardman au Royaume-Uni, Pixar aux Etats-Unis ou l’Office National du Film du Canada.

FOLLES IMAGES

Jacques-Rémi Girerd et son équipe pourraient se contenter d’offrir aux spectateurs du monde entier ces bouffées d’enchantement que sont les œuvres qui sortent de leur boite à rêves, mais la démarche de Folimage va bien au-delà. En effet, depuis 1992, la Résidence du Studio Folimage accueille, chaque année, deux artistes et leur permet de développer un projet de film d’animation. Mieux encore, Folimage a créé, en 1999, La Poudrière, une école de cinéma d’animation. Les Editions Montparnasse nous proposent dans un dvd 12 courts du studio réalisés à partir de différentes techniques entre 1992 et 2006.

Co-produit avec, entre autres, l’Office National du Film du Canada (dont le seul nom évoque immédiatement le grand Norman McLaren), Histoire tragique avec fin heureuse (2006), de Regina Pessoa, est une magnifique fable expressionniste sur la différence contant l’histoire d’une petite fille avec un cœur d’oiseau. Mention spéciale pour la narration discrète et fragile d’Elina Lowensohn. Visuellement on pense immédiatement à Goldframe, court métrage d’animation réalisé par le Belge Raoul Servais en 1969.

Circuit marine (2003), d’Isabelle Favez, également co-produit par l’ONF, déconcerte a priori avec un style qui rappelle lesanimations flash popularisées par internet (et quasi-institutionnalisées dans le générique d’un James Bond récent dont la moindre de ses nombreuses faiblesses était de nous faire regretter les danseuses chères à Maurice Binder) mais séduit par la folie douce et le rythme d’une histoire de darwinisme marin sur un bateau de pirates – non sans une certaine poésie inattendue dans ce contexte.