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LES PRIX LUMIERES 2007
Ils célèbrent La Graine et Le Scaphandre
Par Laetitia HEURTEAU

Très accro au chiffre 13, c’est tout naturellement que Claude Lelouch avait accepté la présidence de cette treizième cérémonie de remise des prix Lumières par UniFrance, en ce 13 janvier 2008. Treize ans donc que la presse étrangère basée à Paris remet chaque année ses distinctions au cinéma français, en signe d’encouragement avant le grand oral des Césars.



Dans l’auditorium de l’Hôtel de Ville, se pressait donc en cette fin de journée dominicale, une étrange cohorte de journalistes étrangers tirés à quatre épingles, de photographes à l’humour toujours aussi bravache (alors, t’es sur la liste, toi ?), d’hommes de la sécurité qui venaient tout juste de se revisionner Men In Black pour la énième fois (et avec qui justement l’humour bravache ne fonctionnait pas vraiment…), d’attachées de presse très zen et souriantes, enfin d’acteurs et de réalisateurs qui avaient accepté de jouer le jeu de la convivialité et des assauts de flashs d’appareils photos.

Créée sous l’impulsion de Toscan du Plantier en 1995, cette cérémonie a pour particularité de récompenser un cinéma français exigeant, « résistant », a ajouté Claude Lelouch au moment de débuter son discours d’intronisation. Ce dernier a rappelé combien la presse étrangère l’avait soutenue tout au long de ses 50 ans de cinéma. « Vous m’avez souvent dépanné », a plaisanté le réalisateur d’Un Homme et une femme.

Dans cette salle de l’auditorium, une ambiance familiale et chaleureuse s’est très vite répandue, accompagnée en musique par un groupe de jazz. Parmi le chapelet de prix qui s’égrena, entrecoupé parfois de courts métrages, on commença à jouer au jeu des pronostics pré-Césars, car au fond, les prix Lumière, un peu à la manière des Golden Globes, ont souvent porté chance aux détenteurs de la sculpture de César.

Cette saison 2007 a ainsi récompensé parmi les jeunes talents, la jeune actrice de La graine et le Mulet, Hafsia Herzi, et dont le réalisateur, Abdellatif Kechiche a également reçu le prix du meilleur réalisateur, sans oublier de remettre un prix à des acteurs courageux comme Mathieu Amalric dans Le Scaphandre et Le Papillon (également prix du meilleur film) ou bien encore Marion Cotillard, l’émouvante incarnation d’Edith Piaf dans La Môme.