Annuaire boutique
Librairie Lis-Voir
PriceMinister
Amazon
Fnac

 
     




 

 

 

 

CESARS 2008
Les joies du journalisme "backstage"...
Texte de Laetitia HEURTEAU
Photos de Mireille AMPILHAC

Face à cet avis de tempête bien inquiétant lancé par la SRF, le retour aux strass et paillettes se révèla alors d’autant plus surréaliste. Enfin, comme garde-fou, notre statut guère reluisant de « journaliste Internet », nous permit de conserver au mieux notre chère objectivité, bien sagement parqués que nous étions avec d’autres "collègues -huîtres" dans une microscopique salle de presse où « les célébrités ne vont pas tarder à venir vous parler, c’est promis ! ».



Excellente nouvelle ! Car pour l’instant la situation n’était guère brillante. L’écran de télé permettant de suivre la cérémonie était minuscule et le volume sonore parfaitement inaudible. Par ailleurs, on aura remarqué que tous les journalistes n’ont pas eu le droit au même traitement. Mais la raison invoquée par l’Académie des Césars était la suivante : il y a deux types de journalistes ici ce soir. Il y a ceux qui sont « invités » et ceux qui « travaillent ».

Heureusement, le premier césarisé, Laurent Stocker (César du meilleur espoir masculin), ouvre enfin le bal et vient nous tirer de nos réflexions « à la limite de la dépression ». Son brillant parcours de comédien (sociétaire de la Comédie Française, tout de même !) tout comme son humilité sont ici à saluer. « Je fais du théâtre depuis quinze ans. C’est une reconnaissance qui montre qu’en France, on peut faire du cinéma et du théâtre. Pour moi, c’est le même métier. C’est en ce sens que je l’apprécie. Le faire dans la dignité, avec de beaux rôles, petits ou grands, un peu comme à la Comédie Française dont la devise est « simul et singulis » : « être ensemble et soi-même ».

Et puisque le bal est ouvert, nous nous détournons du minuscule écran pour recueillir les confidences des stars de cinéma qui pour certaines n’oublient pas leur franc parler (Marjane Satrapi : « Ah non, pas de suite à Persépolis, j’en ai marre de moi-même ! »), leur fantaisie (le funambule de l’improvisation Roberto Benigni rendra pour nous les pauvres journalistes- huîtres, un vibrant hommage à Fernandel et Brigitte Bardot), leur audace mêlée de sagesse (Jeanne Moreau : « Je ne fais pas de carrière, c’est ma vie, tout est entremêlé »), leur émotion (celle bouleversante de Marion Cotillard recevant son prix), leur gaieté (Julie Depardieu plaisantant sur son « nouveau couple formé » avec Ludivine Sagnier) ou tout simplement leur charme mystérieux (Melvil Poupaud nous promettant une interview à l’occasion du prochain Desplechin).